Livre_silo 30 août 2013 16:32 Page 269
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C o p y r i g h t E y r o l l e s
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10 – Algèbre relationnelle
Pour faciliter les manipulations, on peut utiliser une interface graphique. Il existe de nombreux logiciels de ce type ; dans les travaux pratiques proposés dans l’annexe A, on a choisi
de présenter :
• MySQL comme gestionnaire de bases de données, qui est un logiciel libre très répandu ;
• phpMyAdmin comme interface graphique, qui est à la fois très puissante et très visuelle.
10.4.1 Description du langage SQL
Conjointement à la définition des bases de données relationnelles, un langage spécifique
permettant à l’utilisateur d’effectuer des requêtes sur une base a été développé.
Ce langage est nommé SQL, pour Structured Query Language. Il existe de nombreux gestionnaires de bases de données, différents par bien des aspects, mais tous comprennent les
requêtes écrites dans ce langage.
Les requêtes visent aussi bien à éditer la base qu’à effectuer des recherches. On ne parlera
ici que des requêtes de recherche.
Le langage SQL est conçu pour exprimer la plupart des opérateurs de l’algèbre relationnelle. On va indiquer ici la syntaxe de ce langage pour faire des requêtes de recherche
en présentant la traduction des opérations vues précédemment. Toutes les requêtes de recherche commencent par SELECT et se terminent par un point-virgule.
10.4.2 Projection
Pour effectuer la projection π A1,··· ,An (R), on évalue la requête :
SELECT A1, ..., An FROM R;
Il est possible d’obtenir l’intégralité de la relation grâce à l’utilisation du joker * à la place
des attributs :
SELECT * FROM R;
10.4.3 Sélection
En fait, la commande SELECT admet un paramètre supplémentaire, WHERE, qui impose une
condition. La sélection s’écrit donc :
SELECT * FROM R WHERE A=a;
La commande SELECT de SQL réalise donc simultanément une sélection et une projection.
Cela rend les requêtes plus concises car, comme on l’a remarqué dans la section précédente,
ces deux opérations vont souvent de pair.
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