Livre_silo 30 août 2013 16:32 Page 15
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C o p y r i g h t E y r o l l e s
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1 – Machine, système d’exploitation et environnement de développement
On prendra dans la suite de ce chapitre le cas d’un utilisateur fictif Jean Dupont utilisant un ordinateur au sein de son entreprise. Le responsable des moyens informatiques a
créé un compte utilisateur dans le système informatique, auquel est associé un identifiant,
par exemple jdupont et un mot de passe. Il a de plus déclaré Jean Dupont comme étant
membre d’un ou plusieurs groupe(s) d’utilisateurs, ce qui lui conférera certains droits visà-vis du système informatique. Par exemple, si l’entreprise de Jean a défini des groupes
utilisateur, developpeur et manager et si Jean travaille comme ingénieur informatique,
on peut imaginer qu’il est membre des deux premiers groupes, mais pas du troisième. Pour
des raisons qu’il serait un peu long d’expliciter ici, il est par ailleurs probable que le responsable informatique ait également créé un groupe privé jdupont, dont Jean sera le seul
membre.
Après avoir démarré, l’ordinateur de Jean Dupont présente un écran de connexion (voir figure 1.5 pour un exemple). Jean inscrit alors son identifiant, puis son mot de passe. Le système d’exploitation reconnaît jdupont comme un identifiant valide, vérifie que le mot de
passe correspond à cet identifiant et lance un programme (ou un ensemble de programmes)
qu’on appelle parfois shell, sous l’identité jdupont. Sur les systèmes d’exploitation récents,
ce shell se présente sous forme d’une interface graphique permettant à l’utilisateur de lancer les applications qu’il veut utiliser (navigateur web, gestionnaire de fichiers, suite bureautique, environnement de développement Python, l’application qu’il a programmée en
Python…).
Il existe aussi des shells en mode texte, qu’on appelle interprètes de commandes : ces programmes attendent une commande de l’utilisateur sous forme d’une ligne de texte, l’exécutent, attendent de nouveau une commande, l’exécutent, etc. Ils étaient historiquement
utilisés sur des terminaux en mode texte, c’est-à-dire une combinaison d’un clavier et d’un
écran incapable d’afficher autre chose que du texte en orange sur fond noir (ou en vert sur
fond noir). Aujourd’hui, ils ont quasiment disparu, mais tous les systèmes Unix proposent
des émulateurs de terminaux. Un tel émulateur est présenté figure 1.4. Jean Dupont y a
d’abord tapé les trois commandes pwd, ls et date qui ont eu pour effet d’afficher le nom du
répertoire de travail (print working directory), de lister son contenu et d’afficher la date et
l’heure. Il a ensuite tapé une commande plus compliquée, qui permet en une ligne, certes
complexe, de savoir combien de fichiers sont présents sur l’ordinateur (on peut lire à la
suite la réponse de la machine).
ATTENTION Les interprètes en mode texte
L’utilisation de ces interprètes de commandes n’a rien d’obsolète. Leur usage demande
certes plus de travail au départ que l’utilisation d’un shell graphique. Pourtant, c’est l’une
des façons les plus productives de faire exécuter des tâches à un ordinateur et, pour l’administrateur d’un système, c’est bien souvent un outil indispensable.
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