2 • Le comportement
mécanique d’un métal
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2.2 La déformation plastique
Il faut noter que, lorsque la température s’élève, l’agitation thermique
permet aux atomes de s’écarter d’avantage de leur position d’équilibre et
facilite donc les déplacements irréversibles; la contrainte de cisaillement
nécessaire pour produire une déformation plastique diminue alors.
Dans les cristaux métalliques :
– les lignes de dislocations se déplacent dans les plans denses, soit (voir
l’annexe du chapitre 1 qui explique la signification des indices) :
(110), (112), (123) et équivalents pour CC
(111) et équivalents pour CFC
(0001) et équivalents pour HC
– les directions préférentielles de glissement sont les directions denses soit (voir l’annexe du chapitre 1 qui explique la signification des
indices) :
[111] et équivalents pour CC
[110] et équivalents pour CFC
[1120] et équivalents pour HC.
Une direction de glissement et un plan de glissement définissent un système de glissement. On dénombre ainsi :
24 systèmes de glissement dans un cristal CC
24 systèmes de glissement dans un cristal CFC
6 systèmes de glissement dans un cristal HC.
Des processus divers peuvent entraver les déplacements des dislocations
et donc exiger l’application d’un effort de cisaillement plus élevé pour
poursuivre le glissement :
– toute perturbation du réseau gêne ce déplacement. C’est le cas des
lacunes, des atomes étrangers (en solution solide) mais surtout celui
des autres dislocations. En effet, la densité des dislocations présentes
est toujours élevée; leur rencontre en cours de déformation peut
engendrer une annihilation ou un blocage par répulsion. Par ailleurs
l’arrivée d’une dislocation à la limite d’un cristal provoque la création
d’une « marche » dans laquelle disparaît la dislocation;
– tout obstacle sur le parcours d’une dislocation peut arrêter sa progression. Un tel obstacle est généralement un précipité c’est-à-dire un
cristal d’un corps étranger; la dislocation devra, soit le contourner, soit
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