10 • Le nickel et ses alliages
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10.4 Les différentes classes
d’alliage de nickel
Si l’alliage doit résister à une corrosion électrochimique au voisinage de
la température ambiante il faut éviter la précipitation de carbures de chrome
(du type M 23 C 6 ) car leur présence affecterait la résistance en provoquant
un appauvrissement en chrome dans le métal de base qui les entoure; ce
résultat est obtenu en limitant la teneur en carbone.
Par contre si l’alliage de nickel doit travailler à chaud, des additions de
carbone et d’éléments (tantale, niobium, zirconium, titane, vanadium) ayant
une grande affinité pour le carbone permettent de précipiter des carbures
de type MC qui participent à l’amélioration des performances mécaniques à chaud. Par ailleurs des additions d’aluminium et de silicium ajoutent alors leurs effets à ceux du chrome (participation à la formation de
la couche protectrice) tandis que des additions de cérium et d’yttrium
améliorent la tenue mécanique de la couche d’oxydes protecteurs.
10.4 Les différentes classes
d’alliage de nickel
Les alliages de nickel sont généralement classés suivant différents critères :
– la résistance à la corrosion avec :
• les alliages résistant à la corrosion humide,
• les superalliages résistant à la corrosion humide,
• les alliages résistant à la corrosion sèche (haute température), dits réfractaires,
• les superalliages résistant à la corrosion sèche, dits superréfractaires;
– le mode d’élaboration avec :
• les alliages moulés,
• les alliages corroyés,
• les alliages issus de la métallurgie des poudres;
– les possibilités de durcissement avec :
• les alliages non durcis par précipitation,
• les alliages de nickel durcis par précipitation.
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