117
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
5 • LES ALLIAGES MÉTALLIQUES
L’étude du comportement mécanique des métaux a montré qu’il est,
généralement, peu intéressant de les utiliser à l’état pur (leurs caractéristiques de résistance sont alors trop faibles) et qu’il convient notamment
de leur ajouter des éléments étrangers pour provoquer un durcissement.
Une telle addition conduit à la formation d’alliages.
5.1 Quelques définitions
La composition chimique globale d’un alliage est décrite à l’aide des proportions des différents éléments qui le constituent. On utilise les proportions massiques ou les proportions atomiques :
– proportion massique : rapport du poids d’un élément sur le poids total
de l’alliage (généralement exprimé en %);
– proportion atomique : rapport du nombre d’atomes d’un élément sur le
nombre total d’atomes constituant l’alliage (généralement exprimé en %).
L’état dans lequel se fait la solidification d’un alliage ainsi que l’état dans
lequel il peut se présenter après solidification et refroidissement à la
température ambiante doivent être connus du métallurgiste qui envisage
son emploi comme matériau. Une première façon de décrire ces états
consiste à considérer les conditions d’équilibre qui conduisent à des situations stables. Celles-ci sont rarement atteintes dans la pratique, mais il
est très important de les connaître car elles définissent l’état vers lequel,
dans les conditions considérées, l’alliage aura toujours tendance à évoluer. Ces conditions d’équilibre sont réalisées lorsque le refroidissement
Précédent

- 123/336

Suivant