Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
3
Revue systématique et méta-analyses
des essais randomisés
Les méta-analyses constituent une revue systématique de la littérature scientifique, dans laquelle l’accent est mis sur une synthèse
quantitative des résultats. Le matériau de base de la méta-analyse est
l’étude randomisée recherchée de façon exhaustive et systématique
1 ;
c’est-à-dire qu’elles doivent prendre en compte tous les essais randomisés ayant inclus des malades aux caractéristiques similaires et ayant
comparé des traitements, eux aussi similaires avec les mêmes critères
de jugement. De même que pour un essai randomisé classique, l’objectif est d’estimer l’efficacité ou non d’un traitement par rapport à un
autre et l’importance des différences observées là où les études existantes, prises une à une, donnent des résultats divergents [1]. Elles diffèrent d’une simple sommation de ces études par l’introduction d’un
facteur de pondération. De plus, en rassemblant la totalité des données
disponibles, les méta-analyses permettent, en principe, de déceler des
effets indésirables rares qui n’auraient pas été vus dans chaque étude.
La revue systématique ou méta-analyse doit répondre à des critères de
qualité similaires à ceux des essais randomisés. Au lieu d’inclure des
malades comme dans un essai randomisé, on y inclut des essais thérapeutiques. On doit y retrouver les données fondamentales des essais
randomisés : critère d’inclusion et de non-inclusion des études que
l’on analyse, définition des traitements qui sont comparés, définition
des critères de jugement.
Ces exigences de qualité des revues systématiques reposent au départ
sur la similitude des essais inclus, ce qui est loin d’être évident.
1. Les populations incluses dans les essais doivent être similaires. Par
exemple, dans des études de chimiothérapie dans les cancers colorectaux réséqués, des malades chez lesquels l’examen anatomopathologie de la pièce d’exérèse a montré des métastases ganglionnaires,
mais qui n’ont pas de métastases viscérales apparentes.
1 Des logiciels comme Revman® ont pour but la recherche d’articles en vue d’une méta-analyse.
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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Revue systématique et méta-analyses
des essais randomisés
Les méta-analyses constituent une revue systématique de la littérature scientifique, dans laquelle l’accent est mis sur une synthèse
quantitative des résultats. Le matériau de base de la méta-analyse est
l’étude randomisée recherchée de façon exhaustive et systématique
1 ;
c’est-à-dire qu’elles doivent prendre en compte tous les essais randomisés ayant inclus des malades aux caractéristiques similaires et ayant
comparé des traitements, eux aussi similaires avec les mêmes critères
de jugement. De même que pour un essai randomisé classique, l’objectif est d’estimer l’efficacité ou non d’un traitement par rapport à un
autre et l’importance des différences observées là où les études existantes, prises une à une, donnent des résultats divergents [1]. Elles diffèrent d’une simple sommation de ces études par l’introduction d’un
facteur de pondération. De plus, en rassemblant la totalité des données
disponibles, les méta-analyses permettent, en principe, de déceler des
effets indésirables rares qui n’auraient pas été vus dans chaque étude.
La revue systématique ou méta-analyse doit répondre à des critères de
qualité similaires à ceux des essais randomisés. Au lieu d’inclure des
malades comme dans un essai randomisé, on y inclut des essais thérapeutiques. On doit y retrouver les données fondamentales des essais
randomisés : critère d’inclusion et de non-inclusion des études que
l’on analyse, définition des traitements qui sont comparés, définition
des critères de jugement.
Ces exigences de qualité des revues systématiques reposent au départ
sur la similitude des essais inclus, ce qui est loin d’être évident.
1. Les populations incluses dans les essais doivent être similaires. Par
exemple, dans des études de chimiothérapie dans les cancers colorectaux réséqués, des malades chez lesquels l’examen anatomopathologie de la pièce d’exérèse a montré des métastases ganglionnaires,
mais qui n’ont pas de métastases viscérales apparentes.
1 Des logiciels comme Revman® ont pour but la recherche d’articles en vue d’une méta-analyse.
