Les études multifactorielles 139
derniers nés pesant plus lourds que les premiers nés. Il existe enfin,
comme cela était prévisible à partir des données précédentes, une
liaison entre l’âge de la mère et la parité. On peut alors se demander si
la liaison entre l’âge de la mère et le poids du nouveau-né est dépendante ou non du rang de naissance (fig. 2). Autrement dit, est-ce que
la liaison entre l’âge de la mère et le poids du nouveau-né persiste ou
non à parité constante ?
Fig. 2 – La liaison entre l’âge de la mère et le poids de la naissance de l’enfant
est-elle indépendante (chemin 2) ou non (chemin 1) de la liaison avec la parité ?
Les études multifactorielles permettent de répondre à cette question.
Pour cela, on recherche si le lien entre l’âge de la mère et le poids
du nouveau-né est présent ou non chez les femmes primipares, puis
persiste chez les secondes pares, etc. Une telle étude a montré que la
liaison ne persistait pas à rang de naissance constant. La liaison entre
l’âge de la mère et le poids du nouveau-né à la naissance n’était donc
qu’apparente et due au fait que plus la mère est âgée, plus la parité est
élevée, et plus la parité est élevée, plus les nouveau-nés pèsent lourds.
Les études multifactorielles peuvent ainsi montrer que des liaisons
apparentes en analyses unifactorielles s’expliquent par un facteur de
confusion. Dans l’exemple précédent, la parité est un facteur de confusion dans l’association poids âge. Un autre exemple bien connu est
celui de l’association statiquement significative qui a été observée entre
la consommation de café et le risque accru de survenue d’un infarctus
du myocarde. En fait, il a aussi été observé que les fumeurs boivent
plus de café que les non-fumeurs. Mais il y a encore association entre
une consommation de café élevée et le tabagisme. C’est grâce à l’analyse multifactorielle que l’on a montré que le café n’augmentait pas, à
lui seul, le risque d’infarctus du myocarde, mais le tabac.
derniers nés pesant plus lourds que les premiers nés. Il existe enfin,
comme cela était prévisible à partir des données précédentes, une
liaison entre l’âge de la mère et la parité. On peut alors se demander si
la liaison entre l’âge de la mère et le poids du nouveau-né est dépendante ou non du rang de naissance (fig. 2). Autrement dit, est-ce que
la liaison entre l’âge de la mère et le poids du nouveau-né persiste ou
non à parité constante ?
Fig. 2 – La liaison entre l’âge de la mère et le poids de la naissance de l’enfant
est-elle indépendante (chemin 2) ou non (chemin 1) de la liaison avec la parité ?
Les études multifactorielles permettent de répondre à cette question.
Pour cela, on recherche si le lien entre l’âge de la mère et le poids
du nouveau-né est présent ou non chez les femmes primipares, puis
persiste chez les secondes pares, etc. Une telle étude a montré que la
liaison ne persistait pas à rang de naissance constant. La liaison entre
l’âge de la mère et le poids du nouveau-né à la naissance n’était donc
qu’apparente et due au fait que plus la mère est âgée, plus la parité est
élevée, et plus la parité est élevée, plus les nouveau-nés pèsent lourds.
Les études multifactorielles peuvent ainsi montrer que des liaisons
apparentes en analyses unifactorielles s’expliquent par un facteur de
confusion. Dans l’exemple précédent, la parité est un facteur de confusion dans l’association poids âge. Un autre exemple bien connu est
celui de l’association statiquement significative qui a été observée entre
la consommation de café et le risque accru de survenue d’un infarctus
du myocarde. En fait, il a aussi été observé que les fumeurs boivent
plus de café que les non-fumeurs. Mais il y a encore association entre
une consommation de café élevée et le tabagisme. C’est grâce à l’analyse multifactorielle que l’on a montré que le café n’augmentait pas, à
lui seul, le risque d’infarctus du myocarde, mais le tabac.
