Dans les années cinquante, il était devenu courant
d’analyser les temps et mouvements dans les usines, afin
de déterminer les possibilités de gains d’efficience. Au
début, c’était une bonne idée (il fallait que chaque
employé ait à portée de main tout ce dont il pouvait avoir
besoin : pourquoi un employé devrait-il se lever de son
bureau et aller chercher un objet là où quelqu’un d’autre
l’aurait rangé ?). Cependant, les ouvriers et les employés
n’avaient pas tardé à protester contre les analystes
(désolé, mais vous êtes resté trop longtemps aux
toilettes). On pourrait envisager une nouvelle application
du BIM dans la gestion du comportement, à savoir que les
pouvoirs publics et les organismes locaux pourraient
mesurer les progrès réalisés dans le domaine social et
comportemental, comme une convalescence plus rapide à
l’hôpital ou de meilleurs résultats scolaires (le
Chapitre 19 aborde plus en détail la gestion du
comportement). Finalement, où cela nous amène-t-il ?
Dans l’environnement bâti, le nombre de capteurs devrait
s’accroître parallèlement au progrès de la technologie
portable au service des usagers. Aux yeux de certains,
tout ce suivi n’annonce rien de bon. Le suivi
comportemental est pour eux comme une boîte noire dans
votre voiture qui permettrait à votre assureur de majorer
ou minorer votre prime d’assurance en fonction de votre
façon de conduire : une surveillance à la Big Brother. Voici
deux scénarios imaginaires :
» Vous avez été dans six fast-foods cette semaine.
Vos cotisations d’assurance maladie viennent
d’augmenter.
» Vous dépensez votre argent au casino. La banque
a refusé votre demande de prêt.
Quels que soient les capteurs et autres systèmes
d’observation que vous prévoyez dans vos projets, tenez
d’analyser les temps et mouvements dans les usines, afin
de déterminer les possibilités de gains d’efficience. Au
début, c’était une bonne idée (il fallait que chaque
employé ait à portée de main tout ce dont il pouvait avoir
besoin : pourquoi un employé devrait-il se lever de son
bureau et aller chercher un objet là où quelqu’un d’autre
l’aurait rangé ?). Cependant, les ouvriers et les employés
n’avaient pas tardé à protester contre les analystes
(désolé, mais vous êtes resté trop longtemps aux
toilettes). On pourrait envisager une nouvelle application
du BIM dans la gestion du comportement, à savoir que les
pouvoirs publics et les organismes locaux pourraient
mesurer les progrès réalisés dans le domaine social et
comportemental, comme une convalescence plus rapide à
l’hôpital ou de meilleurs résultats scolaires (le
Chapitre 19 aborde plus en détail la gestion du
comportement). Finalement, où cela nous amène-t-il ?
Dans l’environnement bâti, le nombre de capteurs devrait
s’accroître parallèlement au progrès de la technologie
portable au service des usagers. Aux yeux de certains,
tout ce suivi n’annonce rien de bon. Le suivi
comportemental est pour eux comme une boîte noire dans
votre voiture qui permettrait à votre assureur de majorer
ou minorer votre prime d’assurance en fonction de votre
façon de conduire : une surveillance à la Big Brother. Voici
deux scénarios imaginaires :
» Vous avez été dans six fast-foods cette semaine.
Vos cotisations d’assurance maladie viennent
d’augmenter.
» Vous dépensez votre argent au casino. La banque
a refusé votre demande de prêt.
Quels que soient les capteurs et autres systèmes
d’observation que vous prévoyez dans vos projets, tenez
