L’entrepreneur coordonne les informations données par
les sous-traitants et autres consultants, ce qui lui permet
de
détecter
les
éventuelles
incompatibilités.
Historiquement, la détection des conflits se faisait en
superposant les plans en 2D, mais avec le BIM on peut
rechercher les conflits dans un espace à trois, voire quatre
dimensions. On parle de Hard clashes (conflits durs)
quand deux éléments occupent le même espace ou
lorsqu’un élément pénètre dans un autre. Il convient
d’étudier aussi les conflits qui concernent les espaces
nécessaires au dégagement ou aux opérations de
maintenance : ainsi, par exemple, veillez à ce qu’il reste
suffisamment d’espace autour des composants pour qu’il
soit possible d’en assurer l’entretien et pour qu’une porte
puisse être ouverte sans rencontrer un obstacle.
Pour procéder à la détection des conflits, comme vous
allez le découvrir en lisant le Chapitre 21, l’équipe de
projet utilise souvent des outils de collaboration et de
gestion de la construction, ou bien un logiciel indépendant
de vérification de modèle. Il convient aussi d’envisager
d’utiliser les informations pour éviter le plus possible les
conflits relatifs à la livraison des matériaux sur le site.
Ainsi, par exemple, il ne faudra pas que des matériaux
d’isolation soient livrés et déchargés juste au moment où
les enfants sortent de l’école située juste en face du
chantier. Les camions et les enfants, ça ne va pas du tout
ensemble.
Visualiser les informations sur le site
La façon dont vous distribuez les données et les
informations change avec le passage au numérique, c’est
pourquoi vous devez déterminer qui utilisera ces
informations, et de quelle manière elles pourront être
visualisées. Pour l’équipe dirigée par l’entrepreneur, qui va
passer l’essentiel de son temps sur le chantier, l’accès à
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