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Identités, annuaires, habilitations
Chapitre 7
d’un programme complémentaire, opération également fort simple. Le choix de l’un
ou de l’autre standard relève moins de choix techniques que de questions de goût, et
de commodité d’usage avec tel ou tel logiciel de messagerie. Il est cependant admis
qu’aujourd’hui PGP touche plutôt un public averti.
Le principe et les bases de fonctionnement des deux technologies sont similaires. Le
message à signer ou à chiffrer (ou les deux) va être remis en forme dans un format
spécifique avant d’être envoyé par le protocole SMTP aux destinataires. Ce qu’il faut
comprendre c’est qu’avec de tels systèmes un message ayant plusieurs destinataires n’est
ni signé ni chiffré plusieurs fois (dans le cas le plus courant bien sûr). La signature (le
« résumé » du message chiffré avec la clé privée de l’expéditeur) est calculée une seule
fois quel que soit le nombre de destinataires du message. Le standard permet de mettre
plusieurs blocs de signatures dans un message, lorsque celui-ci est signé par plusieurs
personnes, situation assez rare et qui n’est pas forcément prise en charge par les outils de
messagerie les plus courants. Le chiffrement s’effectue également en plusieurs phases :
• en premier lieu, le message est chiffré avec un algorithme symétrique et une clé
secrète créée pour l’occasion ;
• c’est cette clé secrète qui servira à créer un bloc de chiffrement pour chaque
destinataire - la clé de l’algorithme symétrique est protégée par l’algorithme asymétrique en utilisant la clé publique de chaque destinataire, il y a donc autant
de blocs « clé symétrique protégée » que de destinataires au message.
Pour émettre un message chiffré, il faut donc que l’expéditeur dispose de l’ensemble des
clés publiques (PGP) ou certificats X.509 (S/MIME) de ses correspondants. Pour ne
pas dupliquer le chiffrement du message il convient également que tous les destinataires
sachent utiliser un même mode de chiffrement symétrique (par exemple le triple DES).
Créer un réseau de confiance
Du trousseau de clés à l’IGC
À ce stade de l’exposé, nous disposons de deux types de cryptosystèmes, l’un symétrique à secret partagé, l’autre asymétrique avec clés publiques et clés privées, le
second permettant l’échange du secret partagé nécessaire au premier. Nous avons
aussi, sans coût supplémentaire, un système de signature sûre et non répudiable
qui garantit en outre l’intégrité des messages reçus. Ce qu’un système technique
ne peut fournir à lui seul, c’est l’établissement du circuit de la confiance : comment
être sûr que telle clé publique ne m’a pas été fournie par un usurpateur ?
PGP fournit à ce problème une solution à l’échelle d’une personne et de son cercle
de relations : trousseau de clés publiques et privées conservé sur le disque dur d’un
Identités, annuaires, habilitations
Chapitre 7
d’un programme complémentaire, opération également fort simple. Le choix de l’un
ou de l’autre standard relève moins de choix techniques que de questions de goût, et
de commodité d’usage avec tel ou tel logiciel de messagerie. Il est cependant admis
qu’aujourd’hui PGP touche plutôt un public averti.
Le principe et les bases de fonctionnement des deux technologies sont similaires. Le
message à signer ou à chiffrer (ou les deux) va être remis en forme dans un format
spécifique avant d’être envoyé par le protocole SMTP aux destinataires. Ce qu’il faut
comprendre c’est qu’avec de tels systèmes un message ayant plusieurs destinataires n’est
ni signé ni chiffré plusieurs fois (dans le cas le plus courant bien sûr). La signature (le
« résumé » du message chiffré avec la clé privée de l’expéditeur) est calculée une seule
fois quel que soit le nombre de destinataires du message. Le standard permet de mettre
plusieurs blocs de signatures dans un message, lorsque celui-ci est signé par plusieurs
personnes, situation assez rare et qui n’est pas forcément prise en charge par les outils de
messagerie les plus courants. Le chiffrement s’effectue également en plusieurs phases :
• en premier lieu, le message est chiffré avec un algorithme symétrique et une clé
secrète créée pour l’occasion ;
• c’est cette clé secrète qui servira à créer un bloc de chiffrement pour chaque
destinataire - la clé de l’algorithme symétrique est protégée par l’algorithme asymétrique en utilisant la clé publique de chaque destinataire, il y a donc autant
de blocs « clé symétrique protégée » que de destinataires au message.
Pour émettre un message chiffré, il faut donc que l’expéditeur dispose de l’ensemble des
clés publiques (PGP) ou certificats X.509 (S/MIME) de ses correspondants. Pour ne
pas dupliquer le chiffrement du message il convient également que tous les destinataires
sachent utiliser un même mode de chiffrement symétrique (par exemple le triple DES).
Créer un réseau de confiance
Du trousseau de clés à l’IGC
À ce stade de l’exposé, nous disposons de deux types de cryptosystèmes, l’un symétrique à secret partagé, l’autre asymétrique avec clés publiques et clés privées, le
second permettant l’échange du secret partagé nécessaire au premier. Nous avons
aussi, sans coût supplémentaire, un système de signature sûre et non répudiable
qui garantit en outre l’intégrité des messages reçus. Ce qu’un système technique
ne peut fournir à lui seul, c’est l’établissement du circuit de la confiance : comment
être sûr que telle clé publique ne m’a pas été fournie par un usurpateur ?
PGP fournit à ce problème une solution à l’échelle d’une personne et de son cercle
de relations : trousseau de clés publiques et privées conservé sur le disque dur d’un
