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Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
logiciel de transfert de courrier électronique) fait appel à un résolveur, qui va dialoguer avec le serveur de noms qui lui aura été désigné.
Si le nom à traduire désigne une machine locale, le serveur de noms interrogera
directement sa base. Sinon, il doit interroger un autre serveur de noms, qui, lui,
connaîtra la réponse. Comment trouver un serveur de noms en possession de la
réponse à la question posée ? Chaque serveur connaît (il en possède les adresses
dans sa base de données) la liste des serveurs de noms racine, à ce jour au nombre
de treize, dispersés à la surface de la planète mais surtout aux États-Unis qui
en abritent dix. Ces serveurs racine détiennent la liste des serveurs de noms qui
détiennent l’autorité pour tous les domaines de second niveau (dans notre schéma
de la figure 6.14 page 141, la ligne ibm.com, inria.fr, etc.).
Notre serveur va donc interroger un serveur racine. Celui-ci répondra en donnant l’adresse du serveur qui détient l’information autorisée relative au domaine
de second niveau dont relève le nom de domaine que l’on cherche à résoudre ; ce
troisième serveur, interrogé, donnera soit la réponse, soit l’adresse d’un quatrième
serveur plus proche du domaine concerné, etc. Le serveur interrogé initialement
peut transmettre la première réponse au résolveur, à charge pour ce dernier d’interroger le serveur de noms suivant, et ainsi de suite : une telle interrogation est dite
itérative. Le résolveur peut au contraire demander au serveur de faire son affaire
des interrogations des autres serveurs de noms impliqués, et de ne transmettre que
la réponse finale : une telle interrogation sera dite récursive.
Toute cette subtile conversation entre serveurs sera bien sûr ignorée de l’utilisateur. Les logiciels de courrier électronique ou de navigation sur le Web savent
faire appel au résolveur. Lorsqu’un abonné individuel à l’Internet allume son modem, la plupart du temps le routeur de son FAI lui envoie, grâce au protocole
DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), en même temps que son adresse
IP dynamique, l’adresse du ou des serveurs de noms auxquels le résolveur pourra
s’adresser. Mais il est utile de savoir à quoi correspond la case la plus perturbante
du menu de configuration d’un accès au réseau : celle où l’on demande l’adresse du
serveur DNS. Heureusement les méthodes modernes de gestion de réseau évitent
presque toujours d’avoir à la remplir.
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