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le souffle de la Terre
Il est souvent plus simple d'utiliser toujours le même
moyen de détection pour chaque recherche. Cela offre
le grand avantage de simplifier la programmation des
instruments.
Ce qui s'avère, au bout du compte, plus reposant.
N'oublions pas que la pratique de la radiesthésie est fatigante. Mais on peut se contenter d'une seule baguette ou
de l'antenne de Lécher pour chercher les failles, l'eau,
les réseaux H et Curry, les courants telluriques ou encore
les cheminées.
Pour se mettre cet attirail en main, il vaut mieux faire
un stage chez un géobiologue chevronné, car tout cela
demande un apprentissage assez technique, et de
l'entraînement. Avec l'habitude, on acquiert la confiance
en soi. Il est alors possible de se lancer dans ses propres
investigations. Le plus difficile, dans ces recherches
d'ondes invisibles, est de se remémorer ce qu'on a déjà
détecté sur le terrain. Le balisage du passage des courants avec des piquets de couleurs différentes autour du
menhir permet de se repérer. Le fait d'arpenter le terrain
dans tous les sens et d'y planter consciencieusement des
banderilles apparemment sans raison suscite toujours la
curiosité du quidam. Quand on me demande ce que je
fais là, ce qui arrive souvent, j'avoue chercher de l'eau:
une réponse rassurante.
Avec un peu d'habitude, les détections sont immédiates, précises, et même très fortes.
J'ai effectué une partie de mes recherches sur l'île de
Hoëdic avec un vent frais de nord-est de 20 à 25 nœuds,
en pensant que les antennes auraient du mal à travailler
correctement. Après un moment d'adaptation, je fus
étonné de voir que mon attirail était capable de remonter
au vent, et de se tenir précisément par son travers sans
bouger. C'est dire l'énergie qui se dégage des courants
telluriques, et aussi la précision de leur parcours. Une
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