Le menhir et le tellurisme
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connaisse leurs trajectoires. Ainsi, Brontès évolue suivant une sinusoïde passant sous les îles Hawaï dans le
Pacifique pour rejoindre le pôle magnétique Nord, de là
il passe sous l'Italie, puis il gagne les parages du pôle
magnétique Sud et retourne à Hawaï.
Stéropès croise entre le tropique du Cancer et celui du
Capricorne. Il passe lui aussi dans les parages d'Hawaï,
puis file sous le Mexique, le milieu de l'Afrique et de
l'Indonésie.
L'orbite d'Argès est sensiblement symétrique de celle
de Brontès par rapport au tropique du Cancer. Ses principaux points de passage sont : la Nouvelle-Zélande, la
Bolivie, la Côte-d'Ivoire, la Méditerranée, la Sibérie centrale et le Japon.
Cette hypothèse de masses erratiques aux trajectoires
particulières au sein de la planète peut nous sembler
d'autant plus curieuse qu'elle ne figure dans aucun livre
d'école. Mais que connaissons-nous de l'intimité de notre
planète mère ?
Nous savons que, sous son manteau se cache un océan
de fer liquide de deux mille kilomètres d'épaisseur. La
température y avoisine les 5 000 oc. Les mouvements du
fer en fusion créent un champ électrique. Comme tout
champ électrique induit un champ magnétique, il se produit un effet similaire à celui d'un gigantesque aimant
qui serait enfoui en son centre. Nous connaissons bien
ce champ puisqu'il fait dévier l'aiguille des boussoles.
Mais ceci n'explique ni la présence des satellites vagabonds ni leurs curieuses émissions.
Pour mieux connaître les mouvements internes du
globe, revenons 4 milliards 550 millions d'années en
arrière. Lors de sa formation, la Terre a enfermé en son
sein des éléments radioactifs qui continuent à se désintégrer, et à produire de la chaleur.
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