Le fonctionnement du menhir
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pratique la méditation, il est possible de faire des retours
dans le passé et ainsi de visiter le lieu où fut érigé le
monument à différentes époques. La communication
peut se faire sous la forme d'images, de suggestions, de
flashes, etc. Il est toujours instructif de confronter la
moisson des uns et des autres, et il est courant d'y
trouver de troublantes similitudes.
Dans ce sens, le dolmen fonctionne à la manière d'une
porte permettant de passer dans d'autres plans. C'est
pourquoi on l'a souvent utilisé comme tombe temporaire ou définitive. Le défunt, généralement d'un certain
rang, y était enterré. Certaines allées couvertes comportaient à cet effet des chambres mortuaires adjacentes.
On estimait alors qu'en ce lieu de passage, son âme trouverait le bon chemin pour achever son voyage sans errer
dans les bas-fonds de l'astral.
Cette coutume se perpétue encore au Sulawesi (îles de
la Sonde). Les cendres du défunt contenues dans un vase
canope sont enterrées sous le dolmen. Au bout d'un certain temps pendant lequel l'on estime que l'âme à
accompli son nouveau voyage, les cendres sont déterrées
pour faire de la place.
Il n'y a donc rien d'étonnant à trouver des corps
enterrés sous des dolmens.
La notion de « lieu de passage » fut, comme le reste,
soigneusement gommée par les autorités catholiques,
qui n'hésitèrent pas à démanteler bon nombre de monuments. Elle fut pourtant conservée dans la toponymie
coutumière, et il n'est pas rare de rencontre ça et là des
lieux-dits qui s'appellent toujours « Les Portes ».
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