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le souffle de la Terre
Du système mégalithique originel, il ne reste plus
grand-chose. Les dolmens ont souvent perdu leurs
pierres constitutives et en particulier celles des coiffes,
récupérées par des ignorants. Bon nombre de courants
telluriques ont été malencontreusement coupés ou ne
sont plus relayés par d'autres monuments. Si l'on peut
dire que l'organisation initiale n'est plus que l'ombre
d'elle-même, force est de constater que la plupart des
dolmens que j'ai eu l'occasion d'étudier sont toujours en
route. Ils fonctionnent mal, mais ils fonctionnent. Une
estimation de 5 à 10 % de leur potentiel semble une
approximation correcte. L'explication envisageable est
qu'ils sont obligés d'aller puiser des courants de plus en
plus profonds. Le système fonctionne comme si l'on utilisait une pompe de puisage prévue pour aller chercher
de l'eau à 5 mètres alors qu'elle se trouve à 50 mètres de
profondeur. Le résultat n'est pas brillant, mais il coule
quand même un peu d'eau du tuyau.
Peut-on différencier les dolmens des allées couvertes?
Cela semble évident au premier coup d'œil, mais si leur
principe est identique, les allées couvertes ont une utilisation plus étendue. Décrivant un usage général, je
conserverai le nom générique de dolmen en apportant
des précisions chaque fois que nécessaire. Toutefois, afin
que le lecteur puisse s'y retrouver, nous nous pencherons sur chacun des cas.
Commençons par le plus simple, un modèle à la fois
basique: une table posée sur deux pieds, et du genre
irréductible. En effet, se trouvant au cœur de la ville de
Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, il à résisté aussi bien
aux poussées de l'urbanisme qu'aux destructions de la
Seconde Guerre mondiale.
On l'appelle le «dolmen du Prieuré» (photo 21). La
municipalité à bien fait les choses : une petite place portant son nom est aménagée autour de lui, et des murets
le souffle de la Terre
Du système mégalithique originel, il ne reste plus
grand-chose. Les dolmens ont souvent perdu leurs
pierres constitutives et en particulier celles des coiffes,
récupérées par des ignorants. Bon nombre de courants
telluriques ont été malencontreusement coupés ou ne
sont plus relayés par d'autres monuments. Si l'on peut
dire que l'organisation initiale n'est plus que l'ombre
d'elle-même, force est de constater que la plupart des
dolmens que j'ai eu l'occasion d'étudier sont toujours en
route. Ils fonctionnent mal, mais ils fonctionnent. Une
estimation de 5 à 10 % de leur potentiel semble une
approximation correcte. L'explication envisageable est
qu'ils sont obligés d'aller puiser des courants de plus en
plus profonds. Le système fonctionne comme si l'on utilisait une pompe de puisage prévue pour aller chercher
de l'eau à 5 mètres alors qu'elle se trouve à 50 mètres de
profondeur. Le résultat n'est pas brillant, mais il coule
quand même un peu d'eau du tuyau.
Peut-on différencier les dolmens des allées couvertes?
Cela semble évident au premier coup d'œil, mais si leur
principe est identique, les allées couvertes ont une utilisation plus étendue. Décrivant un usage général, je
conserverai le nom générique de dolmen en apportant
des précisions chaque fois que nécessaire. Toutefois, afin
que le lecteur puisse s'y retrouver, nous nous pencherons sur chacun des cas.
Commençons par le plus simple, un modèle à la fois
basique: une table posée sur deux pieds, et du genre
irréductible. En effet, se trouvant au cœur de la ville de
Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, il à résisté aussi bien
aux poussées de l'urbanisme qu'aux destructions de la
Seconde Guerre mondiale.
On l'appelle le «dolmen du Prieuré» (photo 21). La
municipalité à bien fait les choses : une petite place portant son nom est aménagée autour de lui, et des murets
