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le souffle de la Terre
0 à 100. Pour donner un ordre d'idée, je considère un
rendement de 55% comme correct.
Nous voici donc avec notre arrosage tellurique
balancé dans la nature suivant un angle ouvert pouvant
varier de 40 à 90° sur une distance de 4 km. Parvenu à
destination, et donc sur un autre menhir, notre courant
si large se sera dispersé dans la nature et il n'arrivera à
destination comme un filet d'eau, à bout de souffle. Cet
angle de réception ne dépasse pas quelques degrés (voir
figure 7). Il n'est pas rare d'en détecter plusieurs selon
que le menhir en question est branché avec d'autres
mégalithes 1 •
La circulation souterraine des courants telluriques
apparaît plus complexe que prévue. Il existe des courants importants qui circulent jusqu'à 100 mètres sous
nos pieds (voir l'étude de Stonehenge), des courants de
moyenne profondeur, et des courants mineurs croisant
à faible distance du sol. Il semble que les menhirs utilisent de préférence les courants de surface pour la raison
qu'ils sont plus faciles à extraire du sol. Mais ils sont
aussi plus exposés, car de simples travaux de voirie
comme le creusement d'un fossé, le passage d'un toutà-l'égout ou d'une conduite de gaz suffit à couper le flux
tellurique et à rendre le menhir inopérant. J'ai connu
plusieurs cas de calvaires inclus dans des lotissements
qui s'éteignaient à la suite des travaux, et tout le lotissement se portait mal.
Il semble logique de penser que, pour atteindre les
grands courants souterrains, il faille disposer de
machines puissantes. C'est ce qui peut expliquer la présence de certains géants comme le menhir de ChampDolent, celui de Kerloas, etc.
1. Voir l'étude sur Brocéliande, en fin d'ouvrage.
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