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le souffle de la Terre
avons relevées, et compte tenu de la masse du menhir,
il y avait lieu de craindre quelques perturbations.
Il n'en fut rien, du moins à nos niveaux de mesure. En
considérant une déclinaison de 5° ouest (à l'époque) les
résultats nous prouvèrent qu'on pouvait se fier précisément à la rose des vents.
Les courants d'eau
Le menhir de Champ-Dolent est posé à l'aplomb de
trois courants d'eau se croisant sensiblement en son
centre. Je ne saurais dire aujourd'hui combien de menhirs j'ai eu l'occasion d'approcher avec mes antennes.
Mais je remarque qu'ils surplombent souvent un réseau
d'eau triple. Sur le plan symbolique, le chiffre 3 correspond à la concrétisation de l'esprit, ou de la vie fondamentale au sein de la matière. Pour les druides, la triplicité représente un élément fondamental de leur philosophie.
Dix mètres plus loin, les rives sont écartées de 1,50 à
4 mètres, elles se resserrent toutes de 0, 70 à 1 mètre
juste à l'aplomb des parois. Si l'on suit les lignes de rives,
on s'aperçoit que le rétrécissement est maximal à
l'aplomb du milieu, ce qui a pour but d'augmenter la
vitesse de circulation de l'eau (effet Venturi). Les trois
axes sont disposés nord-est/sud-ouest, nord-ouest/sudest, et ouest-est/sud-est. Il est remarquable de constater
que cinq des axes des courants sont décalés exactement
de 60° (figure 5).
Seul le rayon est-sud-est a pivoté vers le sud de 20°, et
il est donc décalé de 80° et de 40°. Cette modification
axiale a lieu, là encore, au centre.
Ces deux phénomènes de rétrécissement des courants
à proximité du menhir et de détournement des voies à
son profit ne sont pas rares et nous allons maintenant
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