La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Elle permet,
par combinaisons, de définir les outils. Elle ne se prétend pas exhaustive, et dépend des
moyens d'observation
dont on dispose. Il est à noter que certaines combinaisons de termes
descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles, comme par exemple :
envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison).
Ces sept caractères, avec leurs combinaisons possibles (voir p. 89), sont
nécessaires à une description fidèle, mais restent tributaires de l'appréciation de chaque
utilisateur.
Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique.
Orientation de s outil s
La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans
leur orientation (fig. 41), mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes
se soient encore instaurées.
L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs,
de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support
(quand elles n'alternent pas).
Néanmoins, pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un
dessin, il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir
lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. 7, fig. 52).
Techniques spéciale s e t leur s produit s
Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets
sont caractéristiques et bien reconnaissables, comme les lames à crête (fig. 61) et les
ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. 78), certaines techniques de retouche
- au sens très large - sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent
et dans les "déchets" positifs y correspondant, qu'elles ont une place à part, privilégiée,
dans la technologie de la pierre.
Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles
seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina", de forme générale
en "éventail", au bord réfléchi, est facilement reconnaissable (fig. 34 : 5 et 6).
Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un
outil, elles en marquent parfois le stade ultime. Elles sont enfin quelquefois difficilement
différenciables de certains accidents de taille. Notons le cas des fractures intentionnelles
par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement
ou transformé par retouche.
Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive, mais de les mettre
en valeur par quelques exemples. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres
des ensembles lithiques, il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore
à découvrir...
Ce n'est pas le cas du célèbre microburin, reconnu depuis 1875
76
et sur lequel
on a publié des milliers de pages.
1. L e cou p d u microburi n
Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde, mais inconnue
jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types
d'outils (voir infra),
elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes
géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. Tout préhistorien doit donc, en
76 Chierici, 1875.
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