Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la
matière première (diaclase, vacuole, nodule saccharoïde, etc.), soit à la "main" du tailleur.
Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la
séquence de taille à laquelle ils appartiennent. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une
grande pièce foliacée, outrepassage d'une pointe Levallois, etc.), rattrapables
(réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement
partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans
importance (esquillement du bulbe, cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet,
etc.).
Les produits d'accidents de taille, bien que non intentionnels, peuvent aussi servir
de support.
4.1. Le s cassure s
Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement, ou
d'un objet au cours de toute opération de taille. La cassure se produit quelles que soient
les techniques utilisées (percussion, pression, etc.) dont nous présentons les principales.
• Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage
et à la face inférieure (fig. 6).
• Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant
l'axe de percussion, qui a longtemps été prise pour un burin, ne laisse sur le nucléus
qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. 77).
• Les cassures "en languette"
34
inférieure ou supérieure, simples ou doubles, ces
dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 7 : 2, 3 et 4).
• Les cassures "en nacelle", amorcées grâce à un esquillement du bulbe
35 ,
s'arquant brusquement vers la face supérieure, emportant une partie des deux bords,
recoupant enfin brusquement la face inférieure. Le petit déchet qui correspond à la nacelle
a une morphologie très spécifique (fig. 7 : 5). Elles sont plus fréquentes par pression
que par percussion.
4.2. Le s outrepassage s
Phénomène qui fait que le plan de fracture, normal dans sa partie proximale,
s'arque brusquement et emporte toute une partie du support, qu'il soit nucléus, produit
de débitage ou outil (fig. 7 : 5 et fig. 70).
4.3. Le s réfléchissement s
C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes
physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). Un éclat réfléchi
est un enlèvement dont le plan de fracture, normal dans sa partie proximale, s'arque
brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un
arrondi distal (fracture en "charnière", "hinge-fracture"
des anglophones
36 ), ou s'arrêtant
brusquement par une cassure franche ("step-fracture").
Le support a, de ce fait, filé moins
loin que prévu (fig. 7 : 1 ; fig. 14 : 3).
Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très
caractéristiques. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants.
34 Bordes, 1970.
35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure".
36 Crabtree, 1972 : 25.
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matière première (diaclase, vacuole, nodule saccharoïde, etc.), soit à la "main" du tailleur.
Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la
séquence de taille à laquelle ils appartiennent. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une
grande pièce foliacée, outrepassage d'une pointe Levallois, etc.), rattrapables
(réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement
partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans
importance (esquillement du bulbe, cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet,
etc.).
Les produits d'accidents de taille, bien que non intentionnels, peuvent aussi servir
de support.
4.1. Le s cassure s
Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement, ou
d'un objet au cours de toute opération de taille. La cassure se produit quelles que soient
les techniques utilisées (percussion, pression, etc.) dont nous présentons les principales.
• Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage
et à la face inférieure (fig. 6).
• Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant
l'axe de percussion, qui a longtemps été prise pour un burin, ne laisse sur le nucléus
qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. 77).
• Les cassures "en languette"
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inférieure ou supérieure, simples ou doubles, ces
dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 7 : 2, 3 et 4).
• Les cassures "en nacelle", amorcées grâce à un esquillement du bulbe
35 ,
s'arquant brusquement vers la face supérieure, emportant une partie des deux bords,
recoupant enfin brusquement la face inférieure. Le petit déchet qui correspond à la nacelle
a une morphologie très spécifique (fig. 7 : 5). Elles sont plus fréquentes par pression
que par percussion.
4.2. Le s outrepassage s
Phénomène qui fait que le plan de fracture, normal dans sa partie proximale,
s'arque brusquement et emporte toute une partie du support, qu'il soit nucléus, produit
de débitage ou outil (fig. 7 : 5 et fig. 70).
4.3. Le s réfléchissement s
C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes
physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). Un éclat réfléchi
est un enlèvement dont le plan de fracture, normal dans sa partie proximale, s'arque
brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un
arrondi distal (fracture en "charnière", "hinge-fracture"
des anglophones
36 ), ou s'arrêtant
brusquement par une cassure franche ("step-fracture").
Le support a, de ce fait, filé moins
loin que prévu (fig. 7 : 1 ; fig. 14 : 3).
Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très
caractéristiques. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants.
34 Bordes, 1970.
35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure".
36 Crabtree, 1972 : 25.
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