J
LAME À CRÊTE . Voir crête .
JANUS (ÉCLAT ). Voir Kombewa .
K
KOMBEWA (MÉTHODE ). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face
inférieure recoupant le bombement de la
face inférieure d'un éclat préalablement
débité pour servir de nucléus (p. 71). Un
éclat Kombewa brut de débitage possède
donc deux faces d'éclatement
144 , l'une (la
"supérieure") incomplète, recoupée par la
deuxième ("l'inférieure") (fig. 27, 28).
Aucune des deux ne possèdent de nervure. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat
ayant servi de nucléus peuvent occuper
n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre.
L
LAME, LAMELLE . Il est convenu depuis
longtemps déjà que, si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur
soit deux fois, ou plus, supérieure à sa
largeur, on a affaire à une lame. Certains
auteurs, principalement de
langue anglaise, distinguent entre lames vraies et
éclats laminaires. La lame vraie porterait
sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et
auraient
également des bords plus ou moins parallèles. Cette distinction, en théorie, parfaitement valable, est souvent difficile à
faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas"
145
.
Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces
cassées.
Une lamelle est une petite lame. C'est à
l'intérieur de chaque complexe industriel
concerné que l'on peut établir et chiffrer
une limite lame/lamelle. L'un de nous l'a
tenté, pour le seul Epipaléolithique du
Maghreb
146 .
144 C'est pour cette raison que les éclats
Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus".
145 Bordes, 1961 : 6.
146 Tixier, 1963 : 36-39, et voir p. 73.
LANCETTE.
Stigmate de fracture se
développant perpendiculairement au fron t
de fractur e et donc de
manière
rayonnante à partir du point d'impact, lors
du détachement de l'éclat (fig. 5). Ces
stigmates correspondent au découpage
partiel d'un très petit fragment de matière
première (qui demeure donc en place), en
forme de "lance", d'où leur dénomination.
"Ils sont souvent assez étroits, plus larges
à leur origine qu'à leur extrémité"
141
\
de
dimensions variables, et sont visibles en
négatif (sur le nucléus par exemple)
comme en positif sur la face inférieure de
l'éclat. Les lancettes convergent toujours
vers le point d'impact et permettent donc
d'identifier la direction du débitage en
l'absence d'ondulations et lorsque les
extrémités font défaut.
LANGUETTE.
1. Terme de délinéatio n
désignant la découpe par enlèvements
réguliers, en forme de petite langue, de
l'extrémité d'un outil
148
(fig. 62 : 10).
2. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire, à morphologie caractéristique,
d'une lame au cours de son détachement
149
(fig. 7 : 2 à 4). L'onde de fracture
semble cheminer un moment à la surface
de la face supérieure de la lame, pénétrer
brusquement et ressortir en oblique. Les
languettes peuvent être inférieures ou supérieures, simples ou doubles opposées.
Elles se produisent plus fréquemment par
percussion directe au percuteur tendre ou
par percussion indirecte, qu'au percuteur
dur ou par pression.
LEVALLOIS (MÉTHODE ). Méthode spéciale
d'obtention d'éclats (dans le sens le plus
large du terme). Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du
nucléus avant leur détachement (p. 63 à
70).
LÈVRE. Saillie légère de l'arête formée
par le talon et la face d'éclatement parfois
147 Dauvois, 1976.
148 Gobert, 1950 : 23.
149 Bordes, 1970.
149
LAME À CRÊTE . Voir crête .
JANUS (ÉCLAT ). Voir Kombewa .
K
KOMBEWA (MÉTHODE ). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face
inférieure recoupant le bombement de la
face inférieure d'un éclat préalablement
débité pour servir de nucléus (p. 71). Un
éclat Kombewa brut de débitage possède
donc deux faces d'éclatement
144 , l'une (la
"supérieure") incomplète, recoupée par la
deuxième ("l'inférieure") (fig. 27, 28).
Aucune des deux ne possèdent de nervure. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat
ayant servi de nucléus peuvent occuper
n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre.
L
LAME, LAMELLE . Il est convenu depuis
longtemps déjà que, si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur
soit deux fois, ou plus, supérieure à sa
largeur, on a affaire à une lame. Certains
auteurs, principalement de
langue anglaise, distinguent entre lames vraies et
éclats laminaires. La lame vraie porterait
sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et
auraient
également des bords plus ou moins parallèles. Cette distinction, en théorie, parfaitement valable, est souvent difficile à
faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas"
145
.
Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces
cassées.
Une lamelle est une petite lame. C'est à
l'intérieur de chaque complexe industriel
concerné que l'on peut établir et chiffrer
une limite lame/lamelle. L'un de nous l'a
tenté, pour le seul Epipaléolithique du
Maghreb
146 .
144 C'est pour cette raison que les éclats
Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus".
145 Bordes, 1961 : 6.
146 Tixier, 1963 : 36-39, et voir p. 73.
LANCETTE.
Stigmate de fracture se
développant perpendiculairement au fron t
de fractur e et donc de
manière
rayonnante à partir du point d'impact, lors
du détachement de l'éclat (fig. 5). Ces
stigmates correspondent au découpage
partiel d'un très petit fragment de matière
première (qui demeure donc en place), en
forme de "lance", d'où leur dénomination.
"Ils sont souvent assez étroits, plus larges
à leur origine qu'à leur extrémité"
141
\
de
dimensions variables, et sont visibles en
négatif (sur le nucléus par exemple)
comme en positif sur la face inférieure de
l'éclat. Les lancettes convergent toujours
vers le point d'impact et permettent donc
d'identifier la direction du débitage en
l'absence d'ondulations et lorsque les
extrémités font défaut.
LANGUETTE.
1. Terme de délinéatio n
désignant la découpe par enlèvements
réguliers, en forme de petite langue, de
l'extrémité d'un outil
148
(fig. 62 : 10).
2. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire, à morphologie caractéristique,
d'une lame au cours de son détachement
149
(fig. 7 : 2 à 4). L'onde de fracture
semble cheminer un moment à la surface
de la face supérieure de la lame, pénétrer
brusquement et ressortir en oblique. Les
languettes peuvent être inférieures ou supérieures, simples ou doubles opposées.
Elles se produisent plus fréquemment par
percussion directe au percuteur tendre ou
par percussion indirecte, qu'au percuteur
dur ou par pression.
LEVALLOIS (MÉTHODE ). Méthode spéciale
d'obtention d'éclats (dans le sens le plus
large du terme). Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du
nucléus avant leur détachement (p. 63 à
70).
LÈVRE. Saillie légère de l'arête formée
par le talon et la face d'éclatement parfois
147 Dauvois, 1976.
148 Gobert, 1950 : 23.
149 Bordes, 1970.
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