• Le débitage (fig. 39)
Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations, alors que leur
représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage.
Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour
l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable, soit :
- la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage;
- la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme;
- la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si
elle existe.
Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus.
Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les
enlèvements ayant précédé son détachement (fig. 38). A partir de cette représentation,
on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. Le dessin du talon est
absolument indispensable, car il comporte souvent des détails discriminants pour la
compréhension des techniques de débitage. Les esquilles bulbaires, les ondulations et la
morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et
doivent être représentées.
Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes
techniques (voir p. 131).
• La retouche
Les retouches peuvent avoir été accidentelles, réalisées par le tailleur ou résulter
de l'utilisation de l'objet. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine
en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. On peut
compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour
montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. :
retouche Quina, fig. 34 : 5).
• Les remontages (fig. 36 et 40)
La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable
d'abandonner le système des vues orthogonales, car le lecteur a du mal à raccorder dans
l'espace plusieurs vues complexes. Il est donc préférable de limiter leur nombre, en
choisissant une vue générale, montrant le maximum d'informations. A partir de cette
vue, on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension
de la taille. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter
la lecture du dessin. Le volume du remontage est rendu globalement, et non par le dessin
de chaque pièce remontée.
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Fig. 39 — Nucléus à lamelles débité par pression puis repris par percussion, Capsien, Aïn Dokkara,
Algérie (Tixier, 1976a : fig. 2, 2).
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