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Chapitre III
L’équilibre isostatique
et les mouvements verticaux
de la lithosphère
3.1 LE PRINCIPE D’ISOSTASIE ET L’ÉQUILIBRE
ISOSTATIQUE LOCAL
Un fait très surprenant quand on y réfléchit, et cependant admis comme
une évidence, est que la pesanteur est à peu de choses près la même quel
que soit l’endroit où on la mesure à la surface du globe. Il existe bien des
«anomalies» de la gravité associées à des reliefs, des creux, ou des hétérogénéités crustales, c’est-à-dire à des petits excès ou défauts locaux de
masse; mais elles ne s’écartent pas plus de 1/5 000 de la valeur moyenne
de la pesanteur. En première approximation, elles peuvent être négligées,
du moins dans les trois premiers paragraphes de ce chapitre.
À la surface du globe, l’attraction exercée par un volume élémentaire de
la matière terrestre dépend de sa masse et de sa distance (son enfouissement). L’explication la plus simple pour rendre compte d’un champ de
gravité constant à la surface du globe est donc d’admettre pour la Terre une
structure en couches concentriques: si les masses rocheuses sont réparties
au sein de la planète d’une manière qui ne dépend que de la profondeur,
alors l’attraction qu’elles exerceront sur un corps situé à la surface sera
Chapitre III
L’équilibre isostatique
et les mouvements verticaux
de la lithosphère
3.1 LE PRINCIPE D’ISOSTASIE ET L’ÉQUILIBRE
ISOSTATIQUE LOCAL
Un fait très surprenant quand on y réfléchit, et cependant admis comme
une évidence, est que la pesanteur est à peu de choses près la même quel
que soit l’endroit où on la mesure à la surface du globe. Il existe bien des
«anomalies» de la gravité associées à des reliefs, des creux, ou des hétérogénéités crustales, c’est-à-dire à des petits excès ou défauts locaux de
masse; mais elles ne s’écartent pas plus de 1/5 000 de la valeur moyenne
de la pesanteur. En première approximation, elles peuvent être négligées,
du moins dans les trois premiers paragraphes de ce chapitre.
À la surface du globe, l’attraction exercée par un volume élémentaire de
la matière terrestre dépend de sa masse et de sa distance (son enfouissement). L’explication la plus simple pour rendre compte d’un champ de
gravité constant à la surface du globe est donc d’admettre pour la Terre une
structure en couches concentriques: si les masses rocheuses sont réparties
au sein de la planète d’une manière qui ne dépend que de la profondeur,
alors l’attraction qu’elles exerceront sur un corps situé à la surface sera
