1.3 • La tectonique des plaques
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
D’autre part, qu’ils soient divergents ou convergents, les mouvements
des plaques retentissent sur ceux de l’asthénosphère. Parce que celle-ci est
«chauffée» à sa base et perd de la chaleur à son sommet au contact de la
lithosphère, les axes des principales cellules de convection y sont horizontaux. Il est vrai que les géophysiciens hésitent encore sur la forme de ces
cellules, qui peuvent, selon les époques géologiques, se répartir sur un ou
deux étages (fig. 1.7, où ces cellules sont réparties en deux étages). Mais de
toute manière, les mouvements lithosphériques et asthénosphériques sont
couplés. Les zones où divergent sous la lithosphère les cellules de convection asthénosphériques correspondent ainsi aux frontières de plaques
divergentes (les dorsales océaniques), tandis que les zones où elles convergent sont associées à la convergence et à la subduction des plaques
(fig. 1.7).
Enfin, après les frontières de plaques convergentes, associées à la
subduction, et les frontières divergentes, lieux de l’accrétion océanique,
les failles transformantes (fig. 1.4 et 1.5) constituent un troisième type de
frontières, celui où les plaques coulissent l’une contre l’autre (on utilise
le terme de faille au singulier, bien que le mouvement relatif entre les
plaques soit distribué sur un faisceau de failles large de quelques dizaines
NOYAU
+ GRAINE
D o r s a le
o c é a n iq u e
Zo ne de subdu cti on
Figure 1.7 Hypothèse de l’organisation en deux étages des cellules
de convection dans le manteau. La lithosphère est en noir. Reproduit d’après
A. NICOLAS, 1990. Les Montagnes sous la mer. BRGM, Orléans, 188 p.
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