Fiche 5.1 • Les frontières en subduction: présentation
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Il existe d’autre part deux types de marges actives: l’un en accrétion tectonique et
l’autre en érosion tectonique. Les marges en accrétion tectonique possèdent un prisme
d’accrétion sédimentaire constitué d’écailles de sédiments décollées de la plaque plongeante, selon des plans de cisaillement plats intrasédimentaires, et empilées les unes
sous les autres durant la convergence. Les marges possédant un prisme d’accrétion
sont représentées par la lettre P sur la carte. Les prismes d’accrétion les plus connus et
les plus étudiés sont ceux de la Barbade (arc des Antilles), de Nankai (sud du Japon), du
Costa Rica (Amérique centrale) et de l’Orégon (Montagnes Rocheuses). Les marges
en érosion tectonique n’ont pas la propriété d’accumuler les sédiments au front de
l’avant-arc. À l’inverse, leur mur interne subit un rétrécissement régulier en raison
d’une ablation de l’avant-arc par-dessous. La croûte de la plaque chevauchante est donc
rabotée à sa base, et les copeaux arrachés ainsi sont entraînés sous l’arc. Il en résulte une
évolution tectonique par jeu de failles normales dans l’avant-arc et une subsidence
progressive de la marge. Ces divers cas sont présentés dans les fiches suivantes.
Sédiments déformés sur le mur interne de la fosse du Japon.
Photo prise à partir du submersible Nautile à 5 191 mètres de profondeur. Cliché Ifremer.
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