5.3 • La collision continentale
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
appliquées, de sorte que, en cas de collision, toutes ses lignes de faiblesse
sont susceptibles de rejouer, du moins si elles sont favorablement orientées
par rapport à la direction des contraintes. Ainsi naissent, en même temps
que la chaîne de collision, des chaînons montagneux «intraplaques», le
plus souvent situés à l’emplacement d’anciens bassins sédimentaires (euxmêmes issus de rifts continentaux), dont les structures extensives enfouies
sont remobilisées et inversées (fig. 5.11). C’est le cas par exemple des
montagnes de l’Atlas au Maroc. Il s’agit alors d’un simple contre-coup du
formidable événement géologique qui se produit dans la zone de collision
proprement dite, parfois à plusieurs milliers de kilomètres de là.
d) Dans les zones de collision, la séismicité est évidemment très intense.
Elle est engendrée par des ruptures de la lithosphère superficielle fragile,
entre 0 et 15 km de profondeur. En général, on n’observe plus de séismes
profonds ni de plans de Wadati-Benioff. Mais cette règle souffre des
exceptions, que l’on explique par la présence, sous la chaîne de montagnes, de panneaux lithosphériques détachés de la lithosphère superficielle
au moment de la collision, et continuant leur descente dans l’asthénosphère. En Europe, on observe par exemple des séismes profonds, sous
l’Espagne méridionale, qui ne semblent pas associés à une subduction
actuelle. On les interprète en invoquant la présence dans l’asthénosphère
ibérique d’un panneau de la plaque africaine détaché au moment de sa
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BASSIN SÉDIMENTAIRE
POST-RIFT
SYN-RIFT
SÉDIMENTS
CHAÎNON PLISSÉ INTRACONTINENTAL
20 km
Figure 5.11 Naissance d’une chaîne montagneuse «intracontinentale»
par serrage et inversion tectonique d’un ancien rift continental.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
appliquées, de sorte que, en cas de collision, toutes ses lignes de faiblesse
sont susceptibles de rejouer, du moins si elles sont favorablement orientées
par rapport à la direction des contraintes. Ainsi naissent, en même temps
que la chaîne de collision, des chaînons montagneux «intraplaques», le
plus souvent situés à l’emplacement d’anciens bassins sédimentaires (euxmêmes issus de rifts continentaux), dont les structures extensives enfouies
sont remobilisées et inversées (fig. 5.11). C’est le cas par exemple des
montagnes de l’Atlas au Maroc. Il s’agit alors d’un simple contre-coup du
formidable événement géologique qui se produit dans la zone de collision
proprement dite, parfois à plusieurs milliers de kilomètres de là.
d) Dans les zones de collision, la séismicité est évidemment très intense.
Elle est engendrée par des ruptures de la lithosphère superficielle fragile,
entre 0 et 15 km de profondeur. En général, on n’observe plus de séismes
profonds ni de plans de Wadati-Benioff. Mais cette règle souffre des
exceptions, que l’on explique par la présence, sous la chaîne de montagnes, de panneaux lithosphériques détachés de la lithosphère superficielle
au moment de la collision, et continuant leur descente dans l’asthénosphère. En Europe, on observe par exemple des séismes profonds, sous
l’Espagne méridionale, qui ne semblent pas associés à une subduction
actuelle. On les interprète en invoquant la présence dans l’asthénosphère
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Figure 5.11 Naissance d’une chaîne montagneuse «intracontinentale»
par serrage et inversion tectonique d’un ancien rift continental.
