5.1 • La séismicité et la déformation active dans les zones de subduction
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souvent séparée de la partie stable du continent par un bassin sédimentaire à substratum continental, comme en mer Égée aujourd’hui. Ce
bassin continental est au bassin marginal ce qu’est le rift continental à un
grand océan: une sorte de précurseur, où la croûte continentale subit une
extension et un amincissement. Comme un rift ordinaire, il peut évoluer
jusqu’à la rupture continentale et devenir un bassin marginal, ou bien
avorter à un stade plus ou moins précoce.
Malgré leurs différences, les marges et les arcs insulaires actifs ont en
commun tout un ensemble de structures géologiques. En partant de
l’océan et en allant vers le continent stable, on peut distinguer:
– la lithosphère de la plaque plongeante, généralement océanique;
– la fosse océanique, qui marque la frontière entre les deux plaques
convergentes;
– le prisme d’accrétion tectonique (§ 5.2), à cheval sur cette frontière, et
formé de sédiments rassemblés et déformés sous l’effet de la convergence lithosphérique;
– une cordillère montagneuse ou une guirlande d’îles selon que l’on se
trouve en présence d’une marge active ou d’un arc insulaire actif. Ces
reliefs sont situés au bord de la plaque chevauchante, dans la région où
le magmatisme, la déformation et la sismicité sont très intenses;
– un bassin à croûte océanique (arc insulaire actif), ou à croûte continentale plus ou moins amincie (marge active);
– enfin, les bassins marginaux sont bordés de chaque côté par deux
marges continentales passives, l’une (du côté de l’arc insulaire) encombrée de volcans actifs ou inactifs, l’autre (du côté du continent stable)
semblable aux marges passives des grands océans (fig. 5.1).
Ce chapitre analyse de façon synthétique les divers phénomènes provoqués par la convergence lithosphérique qui contribuent, à des titres divers, à
la création, à la destruction et à la transformation de la lithosphère continentale.
5.1 LA SÉISMICITÉ ET LA DÉFORMATION ACTIVE
DANS LES ZONES DE SUBDUCTION
Qu’elles soient transformantes, divergentes ou convergentes, les limites de
plaques actuelles coïncident avec des «ceintures sismiques», c’est-à-dire
des surfaces étroites et allongées où les tremblements de terre sont fréquents,
et où la déformation des terrains est active (fig. 1.6 B). Parmi ces ceintures,
la plus large et la plus marquée est celle qui correspond aux frontières de
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