Fiche 4.4 • Marge ouest ibérique
109
En réalité, cette ride fait partie d’une large zone, plus développée au sud qu’au nord,
où les sédiments reposent directement sur les terrains mantelliques. La coupe B
suivant le profil sismique LG12, sur lequel ont été implantés plusieurs forages,
montre que la croûte continentale de la marge est séparée du manteau par une zone
de cisaillement majeure qui a permis l’exhumation des péridotites, ainsi que de
lambeaux de croûte inférieure. Ces péridotites portent d’ailleurs les traces minéralogique et géochimique d’une exhumation lente, avec une fusion partielle très limitée,
ce qui les distingue d’un manteau océanique. Enfin, mises en contact avec l’eau de mer,
les péridotites ont alors été hydratées et transformées en serpentinite sur plusieurs
kilomètres d’épaisseur.
Un tel processus de cisaillement simple (ou combinant cisaillements simple et pur)
implique une forte asymétrie des marges conjuguées (c’est-à-dire initialement en face
l’une de l’autre avant l’ouverture océanique). La marge des Grands Bancs de TerreNeuve présente une structure en horsts et grabens, avec une transition rapide entre
le domaine continental et océanique, bien différente en cela de sa «conjuguée»
ibérique, qui présente une zone de transition (manteau exhumé) large d’une centaine
de kilomètres (coupe C).
(898)
901
897
manteau exhumé
900
péridotite
(1065)
1067
1068
(1069)
sédiments
post-rift
croûte continentale
inférieure pré-rift
?
front de serpentinisation
péridotite
Ouest
Est
blocs basculés
croûte continentale
supérieure
B
8 secondes
(temps double)
6
4
2
Anomalie M1 (115 Ma)
Grands bancs
Fossé du
Cap Flamand
domaine
continental
M3 (117 Ma)
domaine continental
Plaine abyssale ibérique
domaine
de transition
domaine
océanique
Ibérie
Ouest
Est
100
200
300
500
600 km
sédiments post-rift
C
Coupe synthétique suivant le profil LG12
(M.O. Beslier, communication personnelle, 2003).
Coupe des deux marges conjuguées (Ibérie et Amérique du Nord)
reconstituée à l’anomalie M1 (il y a environ 115 Ma).
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En réalité, cette ride fait partie d’une large zone, plus développée au sud qu’au nord,
où les sédiments reposent directement sur les terrains mantelliques. La coupe B
suivant le profil sismique LG12, sur lequel ont été implantés plusieurs forages,
montre que la croûte continentale de la marge est séparée du manteau par une zone
de cisaillement majeure qui a permis l’exhumation des péridotites, ainsi que de
lambeaux de croûte inférieure. Ces péridotites portent d’ailleurs les traces minéralogique et géochimique d’une exhumation lente, avec une fusion partielle très limitée,
ce qui les distingue d’un manteau océanique. Enfin, mises en contact avec l’eau de mer,
les péridotites ont alors été hydratées et transformées en serpentinite sur plusieurs
kilomètres d’épaisseur.
Un tel processus de cisaillement simple (ou combinant cisaillements simple et pur)
implique une forte asymétrie des marges conjuguées (c’est-à-dire initialement en face
l’une de l’autre avant l’ouverture océanique). La marge des Grands Bancs de TerreNeuve présente une structure en horsts et grabens, avec une transition rapide entre
le domaine continental et océanique, bien différente en cela de sa «conjuguée»
ibérique, qui présente une zone de transition (manteau exhumé) large d’une centaine
de kilomètres (coupe C).
(898)
901
897
manteau exhumé
900
péridotite
(1065)
1067
1068
(1069)
sédiments
post-rift
croûte continentale
inférieure pré-rift
?
front de serpentinisation
péridotite
Ouest
Est
blocs basculés
croûte continentale
supérieure
B
8 secondes
(temps double)
6
4
2
Anomalie M1 (115 Ma)
Grands bancs
Fossé du
Cap Flamand
domaine
continental
M3 (117 Ma)
domaine continental
Plaine abyssale ibérique
domaine
de transition
domaine
océanique
Ibérie
Ouest
Est
100
200
300
500
600 km
sédiments post-rift
C
Coupe synthétique suivant le profil LG12
(M.O. Beslier, communication personnelle, 2003).
Coupe des deux marges conjuguées (Ibérie et Amérique du Nord)
reconstituée à l’anomalie M1 (il y a environ 115 Ma).
