Chapitre 3 : Données et Méthodes
40
2. Description des paramètres de la méthode GALDIT :
2.1. Type d’aquifère (G) :
Les aquifères, situés dans des strates géologiques variées, peuvent être de nature
confinée (captives)ou libre (non confinée) ou bien semi-confinée par des limites géologiques.
Chaque type d'aquifère présente des caractéristiques distinctes qui influencent leur sensibilité à
l'intrusion d'eau de mer.
Parmi les différentes catégories d'aquifères, les aquifères libre se distinguent par
l'absence d'une couche imperméable les recouvrant. Cette particularité les rend plus vulnérables
par rapport aux aquifères confinés et semi-confinés, car ils sont directement exposés à la
pression de l'eau de mer. Cependant, les aquifères libre ont également la capacité de libérer
instantanément de l'eau dans les points de prélèvement lors du pompage. Ce phénomène
entraîne la formation d'un cône de dépression autour du puits, favorisant ainsi le mouvement de
l'eau de mer vers l'aquifère. (Saliha, 2014)
Dans ce contexte, il est primordial de mener une étude approfondie de la disposition et
du type d'aquifère dans la zone d'étude pour mieux évaluer le risque d'intrusion marine. L'un
des paramètres essentiels de la méthode GALDIT, appelé "G" pour le type de l'aquifère, permet
justement de classer les aquifères en fonction de leur nature géologique
2.2 La conductivité hydraulique de l’aquifère (A) :
La conductivité hydraulique de l'aquifère est un paramètre essentiel utilisé pour évaluer
l'écoulement de l'eau dans l’aquifère (la facilité du mouvement des matériau). Elle représente
le taux de courant d'eau dans la nappe aquifère et elle dépend de la communication de porosité
effective dans les sédiments ou des fractures dans les roches consolidées. Ce paramètre joue un
rôle déterminant dans le mouvement de l'eau de mer vers l'intérieur des terres, car il influence
la vitesse d'intrusion de l'eau salée.
Une conductivité hydraulique plus élevée indique une meilleure capacité de l'aquifère à
transmettre l'eau, ce qui rendrait l'intrusion d'eau de mer plus significative. En cas de pompage
intensif, une conductivité élevée entraînerait également un cône de dépression plus large autour
du puits. Cependant, il est important de noter que certaines barrières hydrauliques, telles que
des couches d'argile ou des digues imperméables parallèles à la côte, peuvent agir comme des
obstacles à l'intrusion d'eau de mer vers la nappe ( (Niazi, 2007)).
Précédent

Utilisation de la géomatique pour cartographie la vulnérabilité à l\'intrusion marine: cas de l\'aquifère de sahel d\'Alger - 52/112

Suivant