Chapitre 2
Approches méthodologiques et outils de collecte de données
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des reliefs montagneux au sud et à l'est, ainsi que par un cordon dunaire au nord. À
l'ouest, la plaine s'ouvre vers la wilaya d'El Tarf, se prolongeant au-delà du lac Fetzara
vers les reliefs de Skikda et Guelma, contribuant à la spécificité hydrologique de la région..
❖ Rappel sur la pluviométrie
L'analyse des crues nécessite une étude approfondie de la pluviométrie à l'échelle des bassins
versants, car les régimes d'écoulement sont directement conditionnés par les précipitations.
Dans la wilaya d'El Tarf, la pluviométrie annuelle est considérable, avec une moyenne de 950
mm par an, dépassant même les 1200 mm lors des années particulièrement humides. Les
météorologues attribuent cette forte pluviosité aux perturbations cycloniques d'origine
atlantique de l'ouest et du nord-ouest, ainsi qu'aux dépressions formées en méditerranée
occidentale. Cette abondance de précipitations se concentre principalement sur quelques mois
de l'année, de novembre à avril, pendant lesquels les précipitations surpassent l'évaporation.
Une saison sèche, de mai à octobre, est marquée par des précipitations déficitaires par rapport
à l'évaporation, avec un minimum annuel en juillet-août.
Le régime des précipitations dans la wilaya est influencé par plusieurs facteurs, dont l'origine
orographique des précipitations, notamment du djebel Ghorrah (1191 m). L'ombre hydrique des
monts de l'Edough, orientés NW-SE, exerce une influence dépressive sur les stations proches,
telles qu'Annaba-Port (787,00 mm) et Ben M'hidi (756,00 mm), avec une atténuation vers l'est.
Les quantités de pluie deviennent plus importantes lorsque cette ombre n'affecte plus les
stations de Bouteldja, Cap Rosa, et El Kala. De plus, la répartition annuelle des précipitations
est saisonnière, avec plus de 70% des pluies se produisant entre novembre et mars.
Cause des inondations
L'aggravation des inondations dans la région est attribuée à des facteurs topo-morphologiques,
climatiques et humains. La Direction des Ressources en Eau (DRE) identifie plusieurs causes,
dont les principales sont les suivantes :
• Pluviométrie intense et irrégulière, atteignant de 800 à 1 500 mm/an, notamment lors
d'orages.
• Pente très faible favorisant la stagnation des eaux dans les zones de plaines.
• Implantation de sept centres dans des zones basses (Ain Assel, Tarf, Bouteldja, Lac
des Oiseaux, Ben M'hidi, Besbes et Drean).
• Grande superficie du bassin versant de la Mafragh.
• L'embouchure de l'oued Mafragh ne gère pas le débit de crue généré par tous les oueds
simultanément.
• Nature des sols des plaines d'El Tarf, argileux avec une faible perméabilité.
• Présence d'obstacles naturels tels que dépôts d'alluvions et arbustes.
• Nombre important de méandres (Bounamoussa, Kebir Est, Seybouse).
Outre ces causes naturelles, des actions humaines contribuent au problème, notamment :
Approches méthodologiques et outils de collecte de données
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des reliefs montagneux au sud et à l'est, ainsi que par un cordon dunaire au nord. À
l'ouest, la plaine s'ouvre vers la wilaya d'El Tarf, se prolongeant au-delà du lac Fetzara
vers les reliefs de Skikda et Guelma, contribuant à la spécificité hydrologique de la région..
❖ Rappel sur la pluviométrie
L'analyse des crues nécessite une étude approfondie de la pluviométrie à l'échelle des bassins
versants, car les régimes d'écoulement sont directement conditionnés par les précipitations.
Dans la wilaya d'El Tarf, la pluviométrie annuelle est considérable, avec une moyenne de 950
mm par an, dépassant même les 1200 mm lors des années particulièrement humides. Les
météorologues attribuent cette forte pluviosité aux perturbations cycloniques d'origine
atlantique de l'ouest et du nord-ouest, ainsi qu'aux dépressions formées en méditerranée
occidentale. Cette abondance de précipitations se concentre principalement sur quelques mois
de l'année, de novembre à avril, pendant lesquels les précipitations surpassent l'évaporation.
Une saison sèche, de mai à octobre, est marquée par des précipitations déficitaires par rapport
à l'évaporation, avec un minimum annuel en juillet-août.
Le régime des précipitations dans la wilaya est influencé par plusieurs facteurs, dont l'origine
orographique des précipitations, notamment du djebel Ghorrah (1191 m). L'ombre hydrique des
monts de l'Edough, orientés NW-SE, exerce une influence dépressive sur les stations proches,
telles qu'Annaba-Port (787,00 mm) et Ben M'hidi (756,00 mm), avec une atténuation vers l'est.
Les quantités de pluie deviennent plus importantes lorsque cette ombre n'affecte plus les
stations de Bouteldja, Cap Rosa, et El Kala. De plus, la répartition annuelle des précipitations
est saisonnière, avec plus de 70% des pluies se produisant entre novembre et mars.
Cause des inondations
L'aggravation des inondations dans la région est attribuée à des facteurs topo-morphologiques,
climatiques et humains. La Direction des Ressources en Eau (DRE) identifie plusieurs causes,
dont les principales sont les suivantes :
• Pluviométrie intense et irrégulière, atteignant de 800 à 1 500 mm/an, notamment lors
d'orages.
• Pente très faible favorisant la stagnation des eaux dans les zones de plaines.
• Implantation de sept centres dans des zones basses (Ain Assel, Tarf, Bouteldja, Lac
des Oiseaux, Ben M'hidi, Besbes et Drean).
• Grande superficie du bassin versant de la Mafragh.
• L'embouchure de l'oued Mafragh ne gère pas le débit de crue généré par tous les oueds
simultanément.
• Nature des sols des plaines d'El Tarf, argileux avec une faible perméabilité.
• Présence d'obstacles naturels tels que dépôts d'alluvions et arbustes.
• Nombre important de méandres (Bounamoussa, Kebir Est, Seybouse).
Outre ces causes naturelles, des actions humaines contribuent au problème, notamment :
