Chapitre 3 : Étude des Pressions Anthropiques sur les Écosystèmes Côtiers : Analyse des
Sources et Gestion des Risques.
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Une telle configuration du relief et de la lithologie a permis la mise en place d’un réseau
hydrographique considéré comme dense à moyennement dense avec des valeurs de la Densité
de drainage variant entre de 0,25 km/km² à 0,65 km/km²
A ces causes naturelles des inondations, il faut ajouter celles qui relèvent des
activités humaines entre autres :
L’abandon des opérations d’entretien régulier du réseau de canalisation du Périmètre
irrigué de la plaine Bounamoussa ainsi que les canalisations et les drains de la plaine d’El TarfBouteldja.
La réalisation de voies de communication qui entravent l’écoulement naturel des eaux.
L’obstruction des cours d’eau par des laissés de crue qui ne sont pas évacués.
3.5.2.3. Historique des crues ayant engendre des inondations importantes
Les services locaux de l’Hydraulique mais également les populations locales ont gardé en
mémoires les inondations considérées comme les plus grandes soit par leur étendue, par leur
durée ou encore par leurs effets et conséquences comme celles de 1984 qui ont provoqué
l’isolement pendant plusieurs jours de toute la partie située à l’est d’Annaba
• En octobre 1971, les plaines d’Annaba et d’El Tarf ont été envahies par les eaux de
crue comme plusieurs autres régions de l’est du pays. En mars 1972, la région a subi
les mêmes effets mais à un degré moindre. En février 1984, où on a enregistré 120
mm pour les seuls deux jours de 28 et 29 à la station météo du barrage de la
Cheffia, les oueds Bounamoussa et El kébir (Est) sont sorti de leur lit pendant une
dizaine de jours ennoyant jusqu’à 1,5 m d’eau les terrains qui les bordent.
• En décembre 84-janvier 85 où les régions d’El Tarf ont été également complètement
inondées, on a enregistré 85 mm de pluie en 24h à Aïn El Assel. Ces mêmes
inondations de l’oued Seybouse ont envahi la ville d’Annaba. En novembre 1992,
on a observé une crue causée par 80 mm de pluie en 24h.
• Crue de Janvier 2003 : De fortes précipitations (123.9 mm pendant 48 h) avec un
débit de 1600 m3/s alors que le barrage de Cheffia (Bounamoussa) était déjà à son
nIIIeau maximum. Des lâchers d’eau ont été effectués pour sauvegarder le
barrage, ce qui a amplifié les inondations en aval.
• Crues de février et mars 2012 : La wilaya d’El Tarf a connu du 22 au 24 février 2012
des précipitations ininterrompues de l’ordre de 133,11 mm soit un total de 940 mm
cumulé depuis novembre 2011. Cela représente une hausse de 30% comparé à la même
période de l’a année précédente soit 730 mm.
La fonte des neiges, particulièrement importantes l’hIIIer 2012 à considérablement contribué
aux apports en eau des barrages de Bougous (oued Bougous), Mexa (Oued Kébir) et Cheffia
(oued Bouamoussa). Des lâchers ont été effectués, ce qui a entrainé le déversement de volumes
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La télédétection et les systèmes d’information géographiques pour l’aide à la caractérisation des sources anthropiques: interactions paramétriques et conception des bases de données marines - 172/252

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