Introduction
En Algérie, l’activité mytilicole repose essentiellement sur l’élevage d’une seule espèce
qui est la moule méditerranéenne Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819). Cette activité qui
est actuellement peu étendue, semble attirer les investisseurs. La moule M, galloprovincialis
est l’espèce choisi par les investisseurs Algériens, pour sa présence sur le littoral Algérien, sa
résistance et sa rapidité de croissance (Brahimi et al., 2021).
Dans un contexte où la préservation de l'environnement et la sécurité alimentaire sont
des préoccupations majeures, la surveillance efficace de la qualité des eaux côtières et des
produits de la mer semble indispensable. Les activités conchylicoles sont confrontées à des
défis environnementaux croissants, notamment la pollution d'origine anthropique (Garrett J.A.,
1995).
La mytiliculture est une branche de la conchyliculture qui désigne l’élevage des moules
qui sont considérées comme étant le moyen le plus efficace de convertir la matière organique
produite par les organismes marins autotrophes au premier niveau de la chaine alimentaire
(phytoplancton)
en
une
nourriture
humaine
agréable
et
abondante.
La mytiliculture semble plus prometteuse que l’ostréiculture ou que la pêche (croissance rapide
en grande quantité, souplesse de culture) (Vianillo, 2018).
La moule M. galloprovincialis, en tant que bioindicateur de premier plan, offre une
solution prometteuse pour la surveillance environnementale active. Ce bivalve présente une
capacité unique à accumuler et à concentrer les contaminants présents dans son environnement,
offrant ainsi une fenêtre précieuse sur l'état de santé des écosystèmes côtiers (Trottet, 2007).
Cette espèce est largement étudiée aussi bien dans le milieu naturel qu’au niveau des fermes
d’élevages, elle est bien étudiée par sa biologie, sa physiologie, sa reproduction, sa dynamique
de population, son écologie, et son comportement vis-à-vis de la pollution (Guendouzi, 2015).
Les avantages potentiels à long terme de l’aquaculture ne doivent cependant pas être
ignorés. En dehors des poissons, pour différents mollusques bivalves (moules notamment), la
pratique de ce type d’aquaculture est très vraisemblablement appelée à se poursuivre
indéfiniment, compte tenu du nombre considérable de gamètes libérées. A cet effet, il est
essentiel de consacrer d’avantage de travaux de recherche et de développement dans le secteur
privé pour surveiller la production de l’aquaculture.
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Biosurveillance active de la moule Mytilus galloprovincialis pour le suivi de la pollution d’une ferme conchylicole - 16/111

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