Essai d’induction de la ponte
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à la nature spécifique des interactions chimiques avec les tissus des moules (DixonD.,et
Prosser H., 1988 ;LannanJ., et Buchanan T., 1984).
La scarification permet une observation directe des gonades et pourrait être plus efficace
pour des études détaillées de la maturation des gamètes. Cependant, elle n'est pas pratique
pour des applications à grande échelle (Utting S., et Millican P., 1997).
La qualité des gamètes est essentielle pour la réussite de la fécondation et peut être influencée
par les conditions expérimentales (Dorange G., et Pennec M., 1989). L'absence de
fécondation, comme dans notre cas, pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs, dont la faible
motilité des spermatozoïdes, la qualité des gamètes, ou des conditions expérimentales non
optimales (Gosling, 2003).
Selon Lubet (1959), au stade III A 1 de la période de reproduction selon l’échelle d'évaluation
des stades de maturité, basée sur des observations à la fois macroscopiques et histologiques de
la gonade, la glande est très gonflée et la gamétogenèse est très avancée. Cependant, les
animaux ne sont pas encore susceptibles d'émettre leurs produits sexuels sous l'effet
d'excitation. On peut donc suggérer que la majorité des moules n’ayant pas répondu aux
diverses stimulations étaient à ce stade.
En revanche, des données au niveau de la baie d’Annaba permettent de distinguer deux
périodes de ponte pour les mytilidés, se situant l’une au printemps et l’autre entre la fin de
l’automne et début de l’hiver (Khati Hadj-Moussa, 2009).
Hamdani S. et Tis H. (2016), trouvent que les périodes d’émission des gamètes au niveau de
la cote algéroise (Boumerdes) sont de janvier au début d’avril et de fin mai à juillet.
Abada-Boudjema (1981) et Boukroufa (1987) constatent que Perna perna et les mytilidés en
général présentent deux périodes d’émissions de gamètes : la première en mars et la deuxième
en aout.
Les méthodes d'induction de la ponte par chocs thermiques et chimiques montrent des
réponses variées, avec une tendance générale des mâles à répondre plus rapidement. En
général, les mâles réagissent plus vite que les femelles (Helm et al., 2004).
La méthode de scarification des moules pour l'induction de la ponte est efficace pour
l'observation car elle permet de contrôler le moment de la ponte et d'étudier le processus de
reproduction de manière précise. Cependant, elle est invasive car elle nécessite une
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Conception d’une ferme aquacole et essai de production de naissains de bivalves - 51/99

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