1.2 Aux origines
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succès portent sur l’amélioration de la machine d’Edison, alors farouche partisan du
courant continu. Il revient néanmoins bien vite à ses idées premières et, apportant son
concours à l’industriel Georges Westinghouse (1846-1914), il contribue de manière
décisive au développement des systèmes de production, de transmission et de distribution de l’énergie électrique au moyen de courants alternatifs. C’est néanmoins à
l’italien Galileo Ferraris (1847-1897) que l’on attribue généralement la construction
du premier prototype de moteur à induction polyphasé. Parmi les différentes structures qu’il développe à partir de 1885, la plus simple est constituée d’un système
de deux bobines d’axes perpendiculaires au centre desquelles tourne un cylindre de
cuivre. Divers ingénieurs participeront activement au perfectionnement de ce type de
machine, dont Michael von Dolivo-Dobrowolski (1862-1919) qui introduira notamment le concept de rotor à cage d’écureuil en 1889. Alliant simplicité, robustesse et
performance, la machine à induction s’imposera peu à peu comme le vecteur privilégié de la force motrice dans les réseaux triphasés à courants alternatifs.
Figure 1.5 Modèle d’alternateur monophasé Siemens (1889)
à bobines axiales et double entrefer (© INPT/ENSEEIHT/D. Harribey)
Concluons ces notes historiques en mentionnant les retombées de l’électrodynamique dans un secteur développé parallèlement à celui des machines, celui des transducteurs. C’est à nouveau Werner von Siemens qui décrit le premier appareil magnétoélectrique capable de transformer un signal électrique en mouvement. Ancêtre du
moteur de haut-parleur « électrodynamique », le dispositif qu’il brevète en 1874 est
constitué d’une bobine, soumise au champ d’un aimant, et mobile dans une direction axiale. Siemens n’exploite pas pour autant son appareil en tant que transducteur
électroacoustique. L’idée de transmettre la parole à l’aide de signaux électriques avait
pourtant été avancée dès 1865 par Alexander Graham Bell (1847-1922). C’est chose
faite en 1876 lorsque les mots inoubliables de l’inventeur du téléphone - Watson,
come here ; I want you - résonnent à l’écouteur de son assistant médusé.
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succès portent sur l’amélioration de la machine d’Edison, alors farouche partisan du
courant continu. Il revient néanmoins bien vite à ses idées premières et, apportant son
concours à l’industriel Georges Westinghouse (1846-1914), il contribue de manière
décisive au développement des systèmes de production, de transmission et de distribution de l’énergie électrique au moyen de courants alternatifs. C’est néanmoins à
l’italien Galileo Ferraris (1847-1897) que l’on attribue généralement la construction
du premier prototype de moteur à induction polyphasé. Parmi les différentes structures qu’il développe à partir de 1885, la plus simple est constituée d’un système
de deux bobines d’axes perpendiculaires au centre desquelles tourne un cylindre de
cuivre. Divers ingénieurs participeront activement au perfectionnement de ce type de
machine, dont Michael von Dolivo-Dobrowolski (1862-1919) qui introduira notamment le concept de rotor à cage d’écureuil en 1889. Alliant simplicité, robustesse et
performance, la machine à induction s’imposera peu à peu comme le vecteur privilégié de la force motrice dans les réseaux triphasés à courants alternatifs.
Figure 1.5 Modèle d’alternateur monophasé Siemens (1889)
à bobines axiales et double entrefer (© INPT/ENSEEIHT/D. Harribey)
Concluons ces notes historiques en mentionnant les retombées de l’électrodynamique dans un secteur développé parallèlement à celui des machines, celui des transducteurs. C’est à nouveau Werner von Siemens qui décrit le premier appareil magnétoélectrique capable de transformer un signal électrique en mouvement. Ancêtre du
moteur de haut-parleur « électrodynamique », le dispositif qu’il brevète en 1874 est
constitué d’une bobine, soumise au champ d’un aimant, et mobile dans une direction axiale. Siemens n’exploite pas pour autant son appareil en tant que transducteur
électroacoustique. L’idée de transmettre la parole à l’aide de signaux électriques avait
pourtant été avancée dès 1865 par Alexander Graham Bell (1847-1922). C’est chose
faite en 1876 lorsque les mots inoubliables de l’inventeur du téléphone - Watson,
come here ; I want you - résonnent à l’écouteur de son assistant médusé.
