1
La pêche est une activité complexe qui implique l'interaction entre : l'homme, le bateau, l'océan
et le poisson. Pour maximiser les rendements en minimisant les dépenses, il est important pour
les pêcheurs de délimiter les zones de pêche en termes d'espace et de temps. La discipline
scientifique qui vise à optimiser les rendements de pêche, en prenant en compte des aspects tels
que la biologie, l'économie et l'océanographie, est appelée halieutique ou théorie des pêches
(POSTEL, 1973). Avec, l'utilisation des nouvelles technologies de pêche telles que l'acoustique
et la télédétection jouent un rôle important dans cette optimisation.
Le premier télédétecteur est l’être humain qui observe, analyse et passe à l’action sans aucun
contact physique avec les objets (Bachari, 1999). La télédétection a pris naissance avec
l’apparition des photo-aériennes et la photogrammétrie. Selon (Chablat-Beylot, 2010) depuis la
première guerre mondiale les applications des photo-aériennes se sont multipliées à la fois pour
les activités militaires et les activités civiles. Depuis 1923 la campagnie Aerial Survey en
canada, (Chevallier, 1968) a utilisé la photo-aérienne pour le compte des phoques dans la région
de Terre-neuve. Une nouvelle fenêtre pour l’observation des bancs de poisson est ouverte en
1918 et par accident un avion militaire a pu observer les bancs de poisson et a permis
l’orientation des pêcheurs. Par la suite, l'utilisation d'hydravions et de ballons tirés par des
remorqueurs a été mise en place pour localiser les bancs de poissons en Tunisie. D’un autre
côté les hydravions aux Etats-Unis sont utilisées au service des pêcheries américaines et ont
permis une augmentation de pêche de 20% ce qui a fait gagner les pêcheurs entre 18 et 20
millions de dollars. Cette percée technologique a été utilisée par les pêcheurs de San-Diego en
Californie pour la localisation des bancs du Thon. Les conséquences de cette application ont
permis en 1923 une augmentation de 25% des captures de thon, de germon, de bonite et de la
sardine.
En utilisant des avions pour effectuer ces sorties d'exploration, il est possible d'obtenir une vue
d'ensemble des zones de pêche potentielles sur une plus grande distance et plus rapidement que
par d'autres moyens, comme des bateaux de pêche. Les avions peuvent également être équipés
de technologies de détection avancées, telles que des capteurs infrarouges ou des radars, qui
pourraient faciliter la localisation des bancs de thon. Cette pratique est devenue indispensable
au point que les industriels font appel au centre d’aviation de North Island (Basse Californie)
pour faire une sortie d’exploration avant toute sortie des pêcheurs du Thon. Trois appareils
participent à ces opérations. Ils se tiennent en ligne, à un mille de distance, à une hauteur de
600 à 1500 m et croisent entre 2 et 10 milles de la côte. Quand un banc de poisson est aperçu,
l'observateur avertit le pilote qui fait décrire des cercles à son appareil afin de repérer aussi
Précédent

Contribution de la télédétection à la pêche du grand Pélagique Thunnus thynnus (linnaeus, 1758) dans la cote algérienne - 14/163

Suivant