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Selon Benzohra et Millot (1995), quatre masses d’eaux ont été mises en évidence dans le bassin
algérien:
• L’eau atlantique modifiée MAW représentée par une couche superficielle de 150 m
d’épaisseur. Elle est identifiée par une température de surface de 15-23°C et de 13,5-14°C
en profondeur, accompagnant une salinité de 36,5 à 38 ‰.
• L’eau intermédiaire d’hiver WIW se situe sous la MAW (150 à 200 m), elle est caractérisée
par un minimum relatif de température potentielle de 12,65 à 13,20°C.
• L’eau levantine intermédiaire LIW marquée par un maximum relatif de température
potentielle de 13,2 à 14 °C entre 300 et 400 m, et un maximum de salinité (38,5-38,7 ‰) à
400-500 m de profondeur.
• L’eau profonde de la Méditerranée Ouest WMDW est identifiée à partir des profondeurs de
600-700 m avec une température de 12,75 à 12,9 °C et une salinité de 38,42 à 38,47 ‰.
Après avoir franchi le détroit de Gibraltar, les eaux atlantiques de surface se mélangent aux
eaux méditerranéennes et subissent des modifications dues aux conditions climatiques et
météorologiques, formant ainsi l'eau atlantique modifiée (MAW). Dans la mer d'Alboran, cette
eau suit une circulation anticyclonique permanente à l'ouest par contre à l’Est, elle est plus
variables avec une direction anticyclonique dans la plus part du temps (Hemida, 2005).
Un flux de ce tourbillon anticyclonique atteint le littoral algérien aux voisinage de 0°E, près
d’Oran, et est connu sous le nom de courant algérien décrit par Millot (1985).
Ce courant, relativement étroit (30-50 km de largeur) et profond, s'élargit au fur et à mesure
qu'il se déplace vers l'Est. Il suit la côte et devient instable au-delà de 1-2°E, entraînant des
turbulences qui génèrent des tourbillons côtiers, tant cycloniques qu'anticycloniques, de 50 à
100 km de diamètre (Benzohra et Millot, 1995).
Les tourbillons cycloniques deviennent moins profonds et tendent à disparaître en se déplaçant
vers l'Est (Fig. 2). En ce qui concerne les tourbillons anticycloniques, appelés tourbillons
algériens, leur diamètre varie entre 50 et 250 km et ils peuvent persister de plusieurs semaines
à près de trois ans (Puillat et al, 2002). Ces tourbillons, associés à des remontées d'eau profonde,
ne sont pas causés par le vent, mais sont suffisamment puissants pour engendrer une
productivité marine intense (Arnone et La Violette, 1986 in Hemida, 2005)
Selon Benzohra et Millot (1995), quatre masses d’eaux ont été mises en évidence dans le bassin
algérien:
• L’eau atlantique modifiée MAW représentée par une couche superficielle de 150 m
d’épaisseur. Elle est identifiée par une température de surface de 15-23°C et de 13,5-14°C
en profondeur, accompagnant une salinité de 36,5 à 38 ‰.
• L’eau intermédiaire d’hiver WIW se situe sous la MAW (150 à 200 m), elle est caractérisée
par un minimum relatif de température potentielle de 12,65 à 13,20°C.
• L’eau levantine intermédiaire LIW marquée par un maximum relatif de température
potentielle de 13,2 à 14 °C entre 300 et 400 m, et un maximum de salinité (38,5-38,7 ‰) à
400-500 m de profondeur.
• L’eau profonde de la Méditerranée Ouest WMDW est identifiée à partir des profondeurs de
600-700 m avec une température de 12,75 à 12,9 °C et une salinité de 38,42 à 38,47 ‰.
Après avoir franchi le détroit de Gibraltar, les eaux atlantiques de surface se mélangent aux
eaux méditerranéennes et subissent des modifications dues aux conditions climatiques et
météorologiques, formant ainsi l'eau atlantique modifiée (MAW). Dans la mer d'Alboran, cette
eau suit une circulation anticyclonique permanente à l'ouest par contre à l’Est, elle est plus
variables avec une direction anticyclonique dans la plus part du temps (Hemida, 2005).
Un flux de ce tourbillon anticyclonique atteint le littoral algérien aux voisinage de 0°E, près
d’Oran, et est connu sous le nom de courant algérien décrit par Millot (1985).
Ce courant, relativement étroit (30-50 km de largeur) et profond, s'élargit au fur et à mesure
qu'il se déplace vers l'Est. Il suit la côte et devient instable au-delà de 1-2°E, entraînant des
turbulences qui génèrent des tourbillons côtiers, tant cycloniques qu'anticycloniques, de 50 à
100 km de diamètre (Benzohra et Millot, 1995).
Les tourbillons cycloniques deviennent moins profonds et tendent à disparaître en se déplaçant
vers l'Est (Fig. 2). En ce qui concerne les tourbillons anticycloniques, appelés tourbillons
algériens, leur diamètre varie entre 50 et 250 km et ils peuvent persister de plusieurs semaines
à près de trois ans (Puillat et al, 2002). Ces tourbillons, associés à des remontées d'eau profonde,
ne sont pas causés par le vent, mais sont suffisamment puissants pour engendrer une
productivité marine intense (Arnone et La Violette, 1986 in Hemida, 2005)
