Chapitre I
Généralité
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La baie de Zemmouri, située à l'est d'Alger, est délimitée à l'est par le cap Djenet et à l'ouest par
le cap Matifou.
1.2. Morpho-bathymétrie
Les caractéristiques de la côte algérienne se manifestent principalement par une nature
rocheuse, avec de petites chaînes de montagnes séparant certaines plaines du littoral. La
topographie sous-marine correspond étroitement à celle de la côte (Lalami, 1979). Dans la
baie d'Alger, le fond marin présente une pente douce uniforme, s'étendant de l'isobathe 0 à 10
mètres. La distance entre ces deux isobathes varie d'environ 11 à 112 kilomètres. Cette baie est
particulièrement vulnérable aux rejets urbains et industriels provenant des eaux d'oued El
Harrach au centre et d'oued El Hamiz à l'est.
D'après les observations de Vaissière et Fredj (1963), le plateau continental de la baie d'Alger
est étroit à l'ouest et devient légèrement plus large à l’est. Une rupture de pente est identifiée à
environ 3 kilomètres au large. Entre les deux caps, les fonds marins varient entre 80 et 90
mètres, diminuant progressivement vers oued El-Harrach. Jusqu'à l'isobathe 20 m, le fond
sous-marin est principalement composé de sable vaseux et de sable fin. Plus loin en mer, la
vase prédomine sur une grande partie de la baie. La topographie des fonds change près des
caps, avec des graviers alternant avec des roches et des sédiments organogènes abritant des
bryozoaires et des lamellibranches à l'ouest, tandis qu'à l'est, des fonds sableux sont colonisés
par des herbiers au niveau de l'oued El-Hamiz. En 1981, Bakalem et al. À la base de leur étude
des peuplements benthique, signalent une sédimentation assez importante dans cette région,
abritant une diversité d'organismes tels que des échinodermes, des bryozoaires, des
mollusques lamellibranches et des gastéropodes.
Selon les observations de Vaissiere et Fredj (1963) concernant le plateau continental de la baie
de Bou-Ismail, celui-ci est généralement très étroit. Sa limite la plus extrême, située au niveau
du mont Chenoua, atteint 11 Km. La superficie du plateau continental de la baie de Bou-Ismail
est de 509 km², avec 70% de sa surface considérée comme chalutable (Chavance et Girardin,
1986)in (Achiche, Larbi 2010). Ce plateau continental présente une inflexion nette autour de
l'isobathe 100 mètres. Leclaire (1972) a établi une carte de la couverture sédimentaire de
l'ensemble de la baie de Bou-Ismail, identifiant trois zones d'affleurement rocheux
difficilement chalutables : le prolongement du massif de Chenoua rejoignant la vallée sousmarine du Ras-Nador depuis la côte jusqu'à l'isobathe 180 mètres en direction nord-nord-est,
la zone entre Bouharoun et Douaouda Marine, depuis la côte jusqu'à l'isobathe 100 mètres, et
également depuis les fonds de 110 à 150 mètres au nord de Bou-Ismail jusqu'à la hauteur de
Sidi-Fredj.
1.3.Aperçu du secteur de la pêche en Algérie
Localisée dans le sud du bassin occidental de la Méditerranée, l'Algérie a affirmé sa
souveraineté sur une zone de pêche exclusive (ZPE) de 95 000 km2 en 1994 (Cacaud, 2002).
Le plateau continental étroit pose des défis au développement de l'activité de pêche. En
conséquence, la pêche en Algérie se concentre principalement le long des côtes, ciblant
principalement les petits poissons pélagiques, mais aussi les grands pélagiques et d'autres
espèces en fonction des saisons (Belhabib et al. 2013).
Les fonds rocheux limitent la pratique du chalutage à grande échelle, qui est principalement
effectué par de petits chalutiers (Ordines et al. 2009). Ces embarcations ciblent principalement
des espèces de grande valeur, telles que la crevette rouge (Aristeus antennatus) (Belhabib
2007). Les zones de pêche les plus productives se trouvent sur les côtes ouest, en raison de la
largeur du plateau continental cité plus haut et aussien raison de la force du courant atlantique
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Ecologie et exploitation des crevettes Péneides dans le centre algérien - 20/146

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