INTRODUCTION
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La mer Méditerranée espace semi-fermé qui concentre de multiples particularismes, représente
un hotspot (point chaud) de biodiversité, elle constitue un des réservoirs majeurs de la
biodiversité marine et côtière du monde grâce à ses zones biogéographiques rares, 17000
espèces méditerranéennes y sont actuellement recensées (Coll et al., 2010). La richesse
exceptionnelle de la Méditerranée est grandement due à deux habitats côtiers, caractéristiques
de cette mer, l'herbier de posidonies et celui du coralligène. (Boudouresque, 2004).
L’écosystème à coralligène attire de plus en plus l'attention des scientifiques et des
gestionnaires, en raison des directives nationales et internationales. (Harmelin, 2014). Cet
habitat particulier présente une richesse, une biomasse et une productivité équivalentes à celles
des assemblages des récifs coralliens tropicaux (Bianchi, 2001). Le coralligène se trouve parmi
les écosystèmes ayant un degré de biodiversité des plus élevés et des plus originaux de la
Méditerranéenne (Laborel, 1961 ; Ballesteros, 2006).
De plus, l'étendue de cet habitat et sa présence dans toutes les régions biogéographiques de la
Méditerranée (Laborel, 1961), son rôle écologique est considérable, spécialement dans les
réseaux trophiques (Pérèz et al., 2000).
Cet écosystème complexe, vulnérable et renommé pour ses multiples services écosystémiques
est vulnérable aux perturbations causées par des activités anthropiques et naturelles, en
particulier les effets du changement climatique. (Ballesteros, 2003). Cette vulnérabilité est
accentuée par une dynamique des populations très lente des communautés qui composent le
coralligène (Pérèz et al., 2000).
L'étendue spatiale limitée, le nombre de travaux réduit et la diversité des protocoles utilisés
pour l'étude du coralligène expliquent l'insuffisance des connaissances sur cet habitat. Cette
insuffisance est particulièrement accentuée sur les côtes Sud méditerranéennes (Giakoumi et
al., 2013). Cela pose aussi une difficulté d’harmonisation des travaux scientifiques et de
résultats produits sur cet écosystème.
En Algérie, seules quelques signalisations et descriptions de l'habitat coralligène sont
rapportées, principalement lors des campagnes d'évaluation des ressources démersales ou à
l'occasion des plongées ponctuelles effectuées dans le cadre des études de classement des aires
marines protégées (AMP), notamment dans le cadre des projets de coopération. Ces travaux
concernent des segments très limités de la côte algérienne. (Benabdi,2020). L’écosystème à
coralligène, reste malgré son importance et son caractère structurant de la biodiversité marine
méditerranéenne très mal connu en Algérie.
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La mer Méditerranée espace semi-fermé qui concentre de multiples particularismes, représente
un hotspot (point chaud) de biodiversité, elle constitue un des réservoirs majeurs de la
biodiversité marine et côtière du monde grâce à ses zones biogéographiques rares, 17000
espèces méditerranéennes y sont actuellement recensées (Coll et al., 2010). La richesse
exceptionnelle de la Méditerranée est grandement due à deux habitats côtiers, caractéristiques
de cette mer, l'herbier de posidonies et celui du coralligène. (Boudouresque, 2004).
L’écosystème à coralligène attire de plus en plus l'attention des scientifiques et des
gestionnaires, en raison des directives nationales et internationales. (Harmelin, 2014). Cet
habitat particulier présente une richesse, une biomasse et une productivité équivalentes à celles
des assemblages des récifs coralliens tropicaux (Bianchi, 2001). Le coralligène se trouve parmi
les écosystèmes ayant un degré de biodiversité des plus élevés et des plus originaux de la
Méditerranéenne (Laborel, 1961 ; Ballesteros, 2006).
De plus, l'étendue de cet habitat et sa présence dans toutes les régions biogéographiques de la
Méditerranée (Laborel, 1961), son rôle écologique est considérable, spécialement dans les
réseaux trophiques (Pérèz et al., 2000).
Cet écosystème complexe, vulnérable et renommé pour ses multiples services écosystémiques
est vulnérable aux perturbations causées par des activités anthropiques et naturelles, en
particulier les effets du changement climatique. (Ballesteros, 2003). Cette vulnérabilité est
accentuée par une dynamique des populations très lente des communautés qui composent le
coralligène (Pérèz et al., 2000).
L'étendue spatiale limitée, le nombre de travaux réduit et la diversité des protocoles utilisés
pour l'étude du coralligène expliquent l'insuffisance des connaissances sur cet habitat. Cette
insuffisance est particulièrement accentuée sur les côtes Sud méditerranéennes (Giakoumi et
al., 2013). Cela pose aussi une difficulté d’harmonisation des travaux scientifiques et de
résultats produits sur cet écosystème.
En Algérie, seules quelques signalisations et descriptions de l'habitat coralligène sont
rapportées, principalement lors des campagnes d'évaluation des ressources démersales ou à
l'occasion des plongées ponctuelles effectuées dans le cadre des études de classement des aires
marines protégées (AMP), notamment dans le cadre des projets de coopération. Ces travaux
concernent des segments très limités de la côte algérienne. (Benabdi,2020). L’écosystème à
coralligène, reste malgré son importance et son caractère structurant de la biodiversité marine
méditerranéenne très mal connu en Algérie.
