Résultats et discussions
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L'emploi de cette espèce en tant que bioindicateur constitue une méthode complémentaire et
performante pour surveiller la pollution marine. L'analyse de la réaction biologique de cette
plante aux polluants permet de repérer les contaminations à un stade précoce, ce qui permet de
prendre des mesures pour préserver et restaurer les écosystèmes marins.
3.6 Balisage des herbiers de Posidonie sur la côte algérienne
La mise en place de balises s'est révélée être une méthode extrêmement efficace pour détecter
rapidement toute modification des limites ou de l'état d'un herbier (Boudouresque et Meinesz,
1982). De nombreuses études ont été menées sur le balisage des herbiers de Posidonia oceanica
en Algérie, afin de suivre et surveiller l'état de ces écosystèmes marins essentiels. Grimes et al.
(2010) ont réalisé un balisage au niveau de l'île Andru dans le cadre d’un projet du MedPAN.
À El Djamila, 12 balises ont été mises en place en 1997 à une profondeur de 8 mètres, et une
surveillance a été réalisée par Boummaza et Semroud (2000), Ferhat et Ghiboub (2001),
Semroud et al. (1998). En 2007, la baie de Bousmail a été balisée à une profondeur de 19 à 21
mètres avec 12 balises, et suivie par Khazimi (2010). Dans la même année, l'Interdépartemental
de Recherche pour les Sciences de l’Environnement, l’APPL (Agence pour la Protection et la
Promotion du Littoral de la wilaya d’Alger) a installé un balisage au niveau de la limite
inférieure de l’herbier à Posidonia oceanica de l’îlot de Bounetah à Réghaia (Lamouti, 2007),
avec un premier suivi en 2010 (Lamouti, 2010). Le sud-est de l'île de Rechgoun a été balisé en
2016 à une profondeur de 17 à 18 mètres avec 11 balises, selon les recherches de Ramos et al.
(2016).
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