Résultats et discussions
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3.2 La répartition des herbiers à Posidonie le long de la côte algérienne
Les informations et les données obtenues ont permis de repérer 95 sites de localisation de
Posidonia oceanica répartis sur les trois (03) secteurs Ouest, Centre et Est. La répartition des
herbiers est la suivante : 23 herbiers dans la région ouest, 29 herbiers dans la région centrale et
43 herbiers dans la région Est. Voir (25 %), (30 %) et (45 %) respectivement (figures 16 et 17).
Ce gradient croissant de l’Ouest à l’Est montre que les mouvements océaniques de la mer
Méditerranée sont influencés par le courant atlantique (Millot et Taupier-Letage, 2005). Cela a des effets
significatifs sur la répartition géographique des prairies de Posidonia oceanica le long de la côte
algérienne. En s'éloignant de l'Atlantique, les herbiers deviennent plus nombreux, car les eaux sont
moins influencées par les apports atlantiques, créant ainsi des conditions plus favorables à la croissance
de la posidonie. Le détroit de Gibraltar constitue le point d’entrée du courant atlantique dans la
Méditerranée, apportant des eaux relativement froides (Robinson et Leslie, 2001). Les températures plus
basses de ces eaux peuvent entraîner une diminution de la température de l'eau dans la région ouest,
limitant ainsi le développement de la posidonie, qui préfère des eaux plus chaudes pour une croissance
optimale (Gobert, 2002). La salinité joue également un rôle crucial dans la physiologie des herbiers de
posidonie (Short et Neckles, 1999 ; Greve et Binzer, 2004) et peut influencer leur répartition
géographique. Les eaux de l'Atlantique ont généralement une salinité légèrement inférieure à celle des
eaux méditerranéennes typiques. Cette variation de salinité peut affecter les herbiers de posidonie, car
les conditions de salinité influencent leur développement et leur survie. Enfin, la répartition de l’oxygène
est souvent corrélée avec celle de la température et de la salinité (Furnestin, 1957), ajoutant une
dimension supplémentaire à la complexité de la répartition des herbiers de posidonie le long du littoral
algérien.
Selon les investigations, la Tunisie possède des herbiers de posidonie très étendus (Sghaier, 2013),
notamment sur la côte nord (Zakhama-Sraieb et al., 2011), dans le golfe de Tunis (Ksontini et al., 2007),
le golfe de Hammamet (Mabrouk et al., 2011) et le golfe de Gabès (Ben Brahim et al., 2010). En
revanche, au Maroc, Natij et al. (2014) ont entrepris une première tentative de détermination de la
distribution des herbiers de posidonie dans deux sites de la côte méditerranéenne, au niveau du Cap des
Trois Fourches et de la lagune de Nador. Cette étude a révélé l’absence de Posidonia oceanica dans ces
régions. De plus, Bezairi (2014) affirme que la présence de posidonie dans la lagune de Marchica est
due à une confusion systématique. Ainsi, la posidonie est absente au Maroc, à l'exception des îles
Zaffarines, ce qui est attribué à l'influence des eaux froides de l'Atlantique (Telesca et al., 2015).
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3.2 La répartition des herbiers à Posidonie le long de la côte algérienne
Les informations et les données obtenues ont permis de repérer 95 sites de localisation de
Posidonia oceanica répartis sur les trois (03) secteurs Ouest, Centre et Est. La répartition des
herbiers est la suivante : 23 herbiers dans la région ouest, 29 herbiers dans la région centrale et
43 herbiers dans la région Est. Voir (25 %), (30 %) et (45 %) respectivement (figures 16 et 17).
Ce gradient croissant de l’Ouest à l’Est montre que les mouvements océaniques de la mer
Méditerranée sont influencés par le courant atlantique (Millot et Taupier-Letage, 2005). Cela a des effets
significatifs sur la répartition géographique des prairies de Posidonia oceanica le long de la côte
algérienne. En s'éloignant de l'Atlantique, les herbiers deviennent plus nombreux, car les eaux sont
moins influencées par les apports atlantiques, créant ainsi des conditions plus favorables à la croissance
de la posidonie. Le détroit de Gibraltar constitue le point d’entrée du courant atlantique dans la
Méditerranée, apportant des eaux relativement froides (Robinson et Leslie, 2001). Les températures plus
basses de ces eaux peuvent entraîner une diminution de la température de l'eau dans la région ouest,
limitant ainsi le développement de la posidonie, qui préfère des eaux plus chaudes pour une croissance
optimale (Gobert, 2002). La salinité joue également un rôle crucial dans la physiologie des herbiers de
posidonie (Short et Neckles, 1999 ; Greve et Binzer, 2004) et peut influencer leur répartition
géographique. Les eaux de l'Atlantique ont généralement une salinité légèrement inférieure à celle des
eaux méditerranéennes typiques. Cette variation de salinité peut affecter les herbiers de posidonie, car
les conditions de salinité influencent leur développement et leur survie. Enfin, la répartition de l’oxygène
est souvent corrélée avec celle de la température et de la salinité (Furnestin, 1957), ajoutant une
dimension supplémentaire à la complexité de la répartition des herbiers de posidonie le long du littoral
algérien.
Selon les investigations, la Tunisie possède des herbiers de posidonie très étendus (Sghaier, 2013),
notamment sur la côte nord (Zakhama-Sraieb et al., 2011), dans le golfe de Tunis (Ksontini et al., 2007),
le golfe de Hammamet (Mabrouk et al., 2011) et le golfe de Gabès (Ben Brahim et al., 2010). En
revanche, au Maroc, Natij et al. (2014) ont entrepris une première tentative de détermination de la
distribution des herbiers de posidonie dans deux sites de la côte méditerranéenne, au niveau du Cap des
Trois Fourches et de la lagune de Nador. Cette étude a révélé l’absence de Posidonia oceanica dans ces
régions. De plus, Bezairi (2014) affirme que la présence de posidonie dans la lagune de Marchica est
due à une confusion systématique. Ainsi, la posidonie est absente au Maroc, à l'exception des îles
Zaffarines, ce qui est attribué à l'influence des eaux froides de l'Atlantique (Telesca et al., 2015).
