Interaction des rayonnements ionisants dans les tissus
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Gunzert-Marx et al. [24] ont effectué le même type de simulation (en terme
d’ionisation) pour des ions
12
C de haute énergie : 200 MeV/u. La figure 2.8
représente cette simulation. Rappelons que ce type d’ion est aujourd’hui usité
en hadronthérapie.
Figure 2.8 – Ionisation d’un faisceau d’ion
12
C de 200 MeV/u dans l’eau. L’ionisation
totale est due à différents types de particules : ions primaires et particules secondaires
(d’après [24], avec l’autorisation de IOP Publishing). Nota : la courbe du bas est un
zoom de celle du haut.
Les figures 2.7 et 2.8 montrent que la dose absorbée croît jusqu’au pic de
Bragg et que cette dernière est essentiellement imputable au faisceau primaire
d’ions jusqu’à ce pic. Au-delà, elle est due aux ions secondaires. Golovachik et
al. [22] estiment que la dose absorbée due à un faisceau de protons d’énergie
primaire comprise entre 2 et 600 MeV reste peu influencée par les particules
secondaires produites lors des interactions nucléaires.
Des calculs de dose absorbée dans la sphère ICRU de 30 cm à l’aide d’un
code de transport de type Monte-Carlo, pour des protons de forte énergie, ont
été réalisés. La figure 2.9, issue de Pelliccioni [48], donne les facteurs de conversion « fluence-dose absorbée dans les tissus », en fonction de la profondeur
de la sphère ICRU pour des protons d’énergies différentes.
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