Grandeurs de protections, grandeurs opérationnelles et étalonnage
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Figure 3.50 – Schéma de principe d’un dosimètre radiophotoluminescent par excitation
UV, d’après [20].
Ces dosimètres ont des réponses différentes suivant l’énergie des γ, ce qui
peut se corriger à l’aide d’écrans adaptés. Ils sont plus sensibles que les films et
présentent une grande dynamique (i.e. 20 μSv à 10 Sv). Ils sont utilisés comme
dosimètres passifs réglementaires.
Les verres photoluminescents ont des composantes de numéro atomique assez élevé, ce qui entraîne une hypersensibilité pour des énergies gamma relativement faibles : les verres de plus faible numéro atomique sont 3,6 fois plus
sensibles à 50 keV qu’aux γ du
60
Co. Il est possible de pallier cette hypersensibilité en abaissant le Z moyen du verre par incorporation de béryllium par
exemple (cas du dosimètre CEC) et en recouvrant le verre par des écrans. Les
verres ainsi compensés présentent une réponse en énergie R'(E) relativement
constante (±15 % pour une irradiation sur fantôme par des photons entre
12 keV et 1,2 MeV).
La réponse angulaire R'(α), en particulier aux photons de faibles énergies,
dépend de la forme et de la taille du dosimètre photoluminescent et du système d’écran. Les verres plats ont une réponse angulaire pratiquement constante (±30 %) entre 0 et 60° pour des énergies supérieures à 12 keV ; propriété
imputable à la géométrie des filtres enveloppant complètement le détecteur,
bien plus performante que les filtrations en sandwich utilisées sur les autres
types de dosimètres. La figure 3.51 donne une représentation de la réponse
angulaire et en énergie pour le RPL.
Figure 3.51 – Réponses R(α) et R'(E) de dosimètre radiophotoluminescent (RPL),
d’après [20].
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