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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
Par ailleurs, le facteur de qualité des photons et électrons étant de 1, on obtient donc spontanément sans étalonnage Hp(0,07). La figure 3.27 suivante
illustre l’analogie entre le modèle théorique de Hp(0,07) spécifié par la CIPR 74
au moyen de l’approche de Schultz et Zoetelief [46] et la mesure de cette grandeur par le « dosimètre absolu » bague FLi, pour (α = 0).
Figure 3.27 – Analogie entre le modèle théorique de Hp(0,07) spécifié par la CIPR 74 au
moyen de l’approche de Schultz et Zoetelief [46] et la mesure de cette grandeur par le
« dosimètre absolu » bague FLi, pour (α = 0).
Cette propriété reste marginale : pour la plupart des technologies de dosimètres individuels, nous verrons qu’il est nécessaire de procéder à un étalonnage permettant d’accéder à la grandeur opérationnelle.
3.5.5 Différence entre rayonnements fortement et faiblement pénétrants en terme de dosimétrie opérationnelle
Si la différence entre rayonnements faiblement et fortement pénétrants peut
être appréhendée physiquement par le pouvoir de pénétration de telle ou telle
particule dans la matière, la différenciation adoptée par l’ICRU est davantage
d’ordre sanitaire. Le rapport 51 de l’ICRU [29] précise cette distinction en ces
termes : « un rayonnement sera faiblement pénétrant si l’équivalent de dose la
plus proche de la limite est l’équivalent de dose au niveau de la lentille de l’œil
ou celui défini pour la peau. Il sera fortement pénétrant si c’est l’équivalent de
dose « corps entier » qui est le plus proche de la dose efficace limite ». Pour
illustrer cette approche sanitaire, considérons deux rayonnements distincts : les
photons du
60
Co et les rayonnements β « purs » du
32
P auxquels serait exposé
un travailleur de catégorie A. Les limites réglementaires liées à ce classement
sont : une dose efficace E = 20 mSv et une dose équivalente HT = 500 mSv
pour les extrémités hors cristallin. De façon arbitraire, mais néanmoins réaliste,
postulons que l’exposition aux photons soit responsable d’un équivalent de
dose « corps entier » Hp(10) = 10 mSv et au niveau de la peau Hp(0,07) = 2
mSv ; pour ce cas, l’équivalent de dose le plus proche de la limite de la grandeur de protection correspondante est celui du « corps entier ». En conséquence, ce type de rayonnement peut être qualifié de « fortement pénétrant ».
Considérons cette fois que l’exposition aux β ait conduit aux équivalents de
Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
Par ailleurs, le facteur de qualité des photons et électrons étant de 1, on obtient donc spontanément sans étalonnage Hp(0,07). La figure 3.27 suivante
illustre l’analogie entre le modèle théorique de Hp(0,07) spécifié par la CIPR 74
au moyen de l’approche de Schultz et Zoetelief [46] et la mesure de cette grandeur par le « dosimètre absolu » bague FLi, pour (α = 0).
Figure 3.27 – Analogie entre le modèle théorique de Hp(0,07) spécifié par la CIPR 74 au
moyen de l’approche de Schultz et Zoetelief [46] et la mesure de cette grandeur par le
« dosimètre absolu » bague FLi, pour (α = 0).
Cette propriété reste marginale : pour la plupart des technologies de dosimètres individuels, nous verrons qu’il est nécessaire de procéder à un étalonnage permettant d’accéder à la grandeur opérationnelle.
3.5.5 Différence entre rayonnements fortement et faiblement pénétrants en terme de dosimétrie opérationnelle
Si la différence entre rayonnements faiblement et fortement pénétrants peut
être appréhendée physiquement par le pouvoir de pénétration de telle ou telle
particule dans la matière, la différenciation adoptée par l’ICRU est davantage
d’ordre sanitaire. Le rapport 51 de l’ICRU [29] précise cette distinction en ces
termes : « un rayonnement sera faiblement pénétrant si l’équivalent de dose la
plus proche de la limite est l’équivalent de dose au niveau de la lentille de l’œil
ou celui défini pour la peau. Il sera fortement pénétrant si c’est l’équivalent de
dose « corps entier » qui est le plus proche de la dose efficace limite ». Pour
illustrer cette approche sanitaire, considérons deux rayonnements distincts : les
photons du
60
Co et les rayonnements β « purs » du
32
P auxquels serait exposé
un travailleur de catégorie A. Les limites réglementaires liées à ce classement
sont : une dose efficace E = 20 mSv et une dose équivalente HT = 500 mSv
pour les extrémités hors cristallin. De façon arbitraire, mais néanmoins réaliste,
postulons que l’exposition aux photons soit responsable d’un équivalent de
dose « corps entier » Hp(10) = 10 mSv et au niveau de la peau Hp(0,07) = 2
mSv ; pour ce cas, l’équivalent de dose le plus proche de la limite de la grandeur de protection correspondante est celui du « corps entier ». En conséquence, ce type de rayonnement peut être qualifié de « fortement pénétrant ».
Considérons cette fois que l’exposition aux β ait conduit aux équivalents de
