Interaction des rayonnements ionisants dans les tissus
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le cas de neutrons monoénergétiques, en pratique ces situations restent marginales et les termes sources rencontrés sont plus fréquemment des spectres
polyénergétiques. Il convient donc, outre la fluence totale, de caractériser la
distribution énergétique de cette dernière. Des moyens de détection dédiés à la
détermination de cette grandeur, voire de sa distribution spectrale, sont décrits
aux paragraphes qui suivent.
Mesure de la fluence par « chambre à fission »
La « chambre à fission » fonctionne sur le principe de la chambre
d’ionisation avec un dépôt de matière fissile sur l’électrode. Les neutrons provoquent des fissions sur le dépôt induisant par suite l’ionisation du gaz contenu dans le volume sensible par une partie des produits de fission générés. La
figure 2.44 donne le schéma de principe d’une chambre à fission.
Figure 2.44 – Chambre à fission (d’après [21], avec l’autorisation de IOP Publishing).
Deux isotopes fissiles sont utilisés pour les dépôts sur les électrodes :
238
U ou
235
U. Pour une électrode de
235
U, le dépôt est de 201,4 mg de
235 U (enrichissement à 99,91 %). Pour une électrode de
238 U, le dépôt est de 197,8 mg de
238 U
(enrichissement à 99,999 %) [21].
Une intercomparaison internationale [21] montre que pour des neutrons
monoénergétiques de 0,144 MeV, 0,565 MeV, 2,5 MeV, 5 MeV et 14,8 MeV, la
fluence est mesurée avec moins de 1 % d’incertitude. Néanmoins, mentionnons
qu’une difficulté réside dans l’étalonnage de ce type de détecteur lors de la
détermination de leur fonction réponse.
Mesure absolue de la fluence avec un « long compteur »
Le principe de détection des compteurs proportionnels à gaz de type
3
He et
BF3 est fondé sur l’exploitation des réactions nucléaires respectivement de type
3
He(n,p)
3
H et
10
B(n,α)
7 Li. Ces réactions de capture sont particulièrement appropriées pour des énergies de neutrons inférieures à 1 MeV et plus davantage
aux énergies très basses de l’ordre du thermique (i.e. 0,025 eV) comme le montrent les courbes de sections efficaces de la figure 2.45.
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