CHAPITRE 1
GENERALITES
16
auparavant inaccessibles, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la protection des herbiers
marins et la biodiversité côtière. (Bianchi et Morri, 2000).
En Algérie, les études sur la cartographie des herbiers de Posidonies sont rares et fragmentées.
L'absence de données cartographiques sur la couverture des récifs barrières entrave la planification
de leur conservation. Par conséquent, la protection des formations récifales nécessite d'abord leur
localisation et l'estimation des surfaces qu'elles occupent. La cartographie est un outil essentiel
pour une description exhaustive, permettant de suivre leur évolution spatiotemporelle, de
diagnostiquer leur état de conservation et d'identifier les menaces à l'origine de leur dégradation,
voire de leur disparition (Pasqualini et al. , 1998).
1.7 Restauration des herbiers à P. oceanica
La restauration des herbiers à P. oceanica est devenue une priorité en raison de la diminution
alarmante de ces derniers sous l'impact des activités humaines. L'objectif ultime de la restauration
de ces herbiers est de rétablir l'équilibre écologique et de fournir des bénéfices socio-économiques
durables (Ferrer-Gallego et Prado, 2015 ; Pergent-Martini et al. , 2019).
On parle de restauration lorsqu’une espèce est réintroduite dans une région où elle a existé dans le
passé, et d’où elle a disparu du fait de l’homme (Boudouresque et al. , 2006).
L’utilisation des techniques sur des surfaces limitées (i. e. dégâts dus aux ancrages) décrits par
Soltan et Francour (2000) permet de limiter l’expansion de la régression et de recoloniser les
surfaces endommagées à condition que les facteurs de destruction aient été arrêtés ou
réduits(Vangeluwe et al. , 2001).
Des expériences de restauration de P. oceanica ont montré que la morphologie des pousses
(rhizomes à croissance orthotrope ou plagiotrope), la longueur de rhizome prélevée ainsi que la
densité de réimplantation jouent un rôle dans la survie des transplants (Meinesz et al, 1992). Parmi
les différentes dispositions des transplants orthotropes testées par Molenaar et Meinesz (1995), les
meilleurs résultats ont été obtenus lorsque les transplants étaient placés proches les uns des autres
(moins de 15 cm entre pousses adjacentes) (Vangeluwe et al,. 2001).
GENERALITES
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auparavant inaccessibles, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la protection des herbiers
marins et la biodiversité côtière. (Bianchi et Morri, 2000).
En Algérie, les études sur la cartographie des herbiers de Posidonies sont rares et fragmentées.
L'absence de données cartographiques sur la couverture des récifs barrières entrave la planification
de leur conservation. Par conséquent, la protection des formations récifales nécessite d'abord leur
localisation et l'estimation des surfaces qu'elles occupent. La cartographie est un outil essentiel
pour une description exhaustive, permettant de suivre leur évolution spatiotemporelle, de
diagnostiquer leur état de conservation et d'identifier les menaces à l'origine de leur dégradation,
voire de leur disparition (Pasqualini et al. , 1998).
1.7 Restauration des herbiers à P. oceanica
La restauration des herbiers à P. oceanica est devenue une priorité en raison de la diminution
alarmante de ces derniers sous l'impact des activités humaines. L'objectif ultime de la restauration
de ces herbiers est de rétablir l'équilibre écologique et de fournir des bénéfices socio-économiques
durables (Ferrer-Gallego et Prado, 2015 ; Pergent-Martini et al. , 2019).
On parle de restauration lorsqu’une espèce est réintroduite dans une région où elle a existé dans le
passé, et d’où elle a disparu du fait de l’homme (Boudouresque et al. , 2006).
L’utilisation des techniques sur des surfaces limitées (i. e. dégâts dus aux ancrages) décrits par
Soltan et Francour (2000) permet de limiter l’expansion de la régression et de recoloniser les
surfaces endommagées à condition que les facteurs de destruction aient été arrêtés ou
réduits(Vangeluwe et al. , 2001).
Des expériences de restauration de P. oceanica ont montré que la morphologie des pousses
(rhizomes à croissance orthotrope ou plagiotrope), la longueur de rhizome prélevée ainsi que la
densité de réimplantation jouent un rôle dans la survie des transplants (Meinesz et al, 1992). Parmi
les différentes dispositions des transplants orthotropes testées par Molenaar et Meinesz (1995), les
meilleurs résultats ont été obtenus lorsque les transplants étaient placés proches les uns des autres
(moins de 15 cm entre pousses adjacentes) (Vangeluwe et al,. 2001).
