CHAPITRE 1
GENERALITES
14
1.5 Protection légale de P. oceanica et ses formations
Les quelques structures identifiées à ce jour, dans des secteurs très localisés et peu anthropisés,
sont sans commune mesure avec l'extension passée de cette écomorphose. Il est clair que la
majorité des récifs barrières à P. oceanica ont aujourd'hui disparu alors qu'ils constituent une
structure unique dans la biosphère. Ces structures sont également à l'origine de la mise en place
de biotopes eurythermes et euryhalins (avec la biocénose qui leur est associée) tout à fait
particuliers (lagons) ( Boudouresque et al ., 2016).
Les récifs barrières de P. oceanica, du fait de leur importance écologique et patrimoniale, et de
leur faible et lente capacité de résilience, ont bénéficiés d’une protection juridique qui devrait leur
assurer une certaine pérennité.
La Convention de Barcelone, adoptée en 1976, constitue la convention-clé pour la protection des
espaces et des espèces en Méditerranée. Le Plan d’Action pour la Conservation de la Végétation
Marine en mer Méditerranée, est l’un des 4 plans d’action adoptés dans le cadre de cette
Convention et la préservation des récifs barrières de P. oceanica est l’une de ses priorités. Les
actions requises pour atteindre les objectifs de ce plan d’action se résument comme suit :
- Légiférer au niveau régional afin de protéger les espèces et espaces d’intérêt écologique.
- Élaborer des recherches scientifiques où les données seront recueillies, traitées et partagées.
- Mettre en place des aires marines protégées pour conserver les herbiers et leurs formations.
- Éduquer, sensibiliser et former le public.
En Algérie, 2 lois concourent à la protection légale de P. oceanica et des formations qu’elle
constitue :
La loi relative à la protection et à la valorisation du littoral (n° 02-02 du 22 Dhou El Kaada 1422,
correspondant au 5 février 2002, parue dans le Journal Officiel n° 10 du 12 février 2002) indique
que : « l’occupation et l’utilisation des sols littoraux doivent préserver les espaces terrestres et
marins remarquables ou nécessaires au maintien des équilibres naturels. Sont concernés par la
GENERALITES
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1.5 Protection légale de P. oceanica et ses formations
Les quelques structures identifiées à ce jour, dans des secteurs très localisés et peu anthropisés,
sont sans commune mesure avec l'extension passée de cette écomorphose. Il est clair que la
majorité des récifs barrières à P. oceanica ont aujourd'hui disparu alors qu'ils constituent une
structure unique dans la biosphère. Ces structures sont également à l'origine de la mise en place
de biotopes eurythermes et euryhalins (avec la biocénose qui leur est associée) tout à fait
particuliers (lagons) ( Boudouresque et al ., 2016).
Les récifs barrières de P. oceanica, du fait de leur importance écologique et patrimoniale, et de
leur faible et lente capacité de résilience, ont bénéficiés d’une protection juridique qui devrait leur
assurer une certaine pérennité.
La Convention de Barcelone, adoptée en 1976, constitue la convention-clé pour la protection des
espaces et des espèces en Méditerranée. Le Plan d’Action pour la Conservation de la Végétation
Marine en mer Méditerranée, est l’un des 4 plans d’action adoptés dans le cadre de cette
Convention et la préservation des récifs barrières de P. oceanica est l’une de ses priorités. Les
actions requises pour atteindre les objectifs de ce plan d’action se résument comme suit :
- Légiférer au niveau régional afin de protéger les espèces et espaces d’intérêt écologique.
- Élaborer des recherches scientifiques où les données seront recueillies, traitées et partagées.
- Mettre en place des aires marines protégées pour conserver les herbiers et leurs formations.
- Éduquer, sensibiliser et former le public.
En Algérie, 2 lois concourent à la protection légale de P. oceanica et des formations qu’elle
constitue :
La loi relative à la protection et à la valorisation du littoral (n° 02-02 du 22 Dhou El Kaada 1422,
correspondant au 5 février 2002, parue dans le Journal Officiel n° 10 du 12 février 2002) indique
que : « l’occupation et l’utilisation des sols littoraux doivent préserver les espaces terrestres et
marins remarquables ou nécessaires au maintien des équilibres naturels. Sont concernés par la
