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Introduction
L'aquaculture est une industrie qui revêt une importance économique et sociale, qui génère
environ 47 % de la consommation humaine de poisson (Mishra et al., 2022), également des
emplois et des revenus. Cependant, comme d'autres activités anthropiques, elle a un impact
négatif sur l'environnement, principalement en raison de la génération d'effluents riches en
matières solides sédimentables, en matières organiques, en phosphore et en azote (de
Vasconcelos et al., 2021). L'intensification de la production aquacole nécessitera l'utilisation
d'un plus grand nombre d'intrants, ce qui entraînera une augmentation de la production de
déchets dans les systèmes de production (John et al., 2020).
D’autre part, la présence de concentrations élevées d'ammoniac, de nitrites et de nitrates
constitue un défi majeur pour l'industrie de l'aquaculture afin de maintenir la production
halieutique, d'où la nécessité d'un traitement économiquement réalisable et respectueux de
l’environnement (John et al., 2020). Face à ces défis cruciaux, de nouvelles technologies et
stratégies sont étudiées dans le but d'éliminer les contaminants et les composés chimiques des
eaux usées de l'aquaculture. À cette fin, on observe une tendance croissante à utiliser les
microalgues avec un double avantage, d'une part pour la remédiation des nutriments et d'autre
part pour la production de biomasse. Dans ce contexte, les microalgues représentent une
opportunité de produire d'importants sous-produits, ainsi que de l'énergie ou des aliments pour
animaux (Andreotti, 2019). Le développement des technologies microbiennes est une approche
prometteuse pour la conversion de la biomasse en énergie propre et renouvelable, dans une
perspective de développement durable, de sécurité énergétique et d’environnement (Das et al.,
2022). En outre, une approche alternative et renouvelable, est l'élimination des nutriments des
eaux usées par la coculture de bactéries et de microalgues (Mujtaba et al., 2017).
Le rôle clé de la bioremédiation est d'identifier et d'extraire les microalgues après le traitement
des eaux usées. L'immobilisation est l'une des méthodes permettant de résoudre les problèmes
de récolte. Les microalgues immobilisées avec des billes d'alginate sont le plus souvent utilisées
pour résoudre ce problème. De plus, cette méthode présente des avantages tels que l'élimination
rapide des nutriments et l'absence de cellules dans l'effluent (Meril et al., 2022).
Dans ce contexte, notre projet de fin d'étude se positionne comme une réponse aux défis
environnementaux et économique liées au développement de l’aquaculture en Algérie,
notamment l’aquaculture d’eau douce, fonctionnant en circuit fermé et ouvert. L’objectif
spécifique de ce mémoire réside dans la recherche de l’effet de la symbiose entre les
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Étude l\'éfficacité épuratoire de consortia microalgues - bactéries dans le traitement des eaux usées aquacoles - 13/82

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