CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS
14
chassent en surface leur proie (Waring et al., 1990 ; Tregenza et Collet, 1998 ; Morizur et al.,
1999).
Les espèces chassant en groupes denses ont plus de risques d’être capturées que les individus
isolés. Les cétacés semblent donc aussi être particulièrement vulnérables pendant certaines
phases du chalutage notamment quand le navire ralentit pour changer de bord ou pour relever
le filet (Fertl et Leatherwood, 1997).
Les changements de vitesse ou de direction pourraient contribuer à ces captures à emmêler les
dauphins qui tentent de s’échapper. Ainsi la ralingue supérieure peut se déformer sous l’effet
de la traînée créant des espaces sous forme de U où les mammifères marins peuvent se retrouver
piégés (Northridge, 1988).
I.7.4. Autres impacts
Le chalutage est responsable pour une grande masse des rejets (Carbonell et al., 1997 ; Stergiou
et al., 1998). Les rejets dans les pêcheries méditerranéennes au chalut, des espèces démersales,
varient d'une façon significative en quantité et en qualité, selon les contraintes écologiques
(saison, type de fond et profondeur), technique (équipement et opération de pêche), économique
(inondation des marchés pour les espèces de basse valeur commerciale), et légale
(réglementation concernant la taille du poisson). Dans les eaux plus profondes les rejets peuvent
atteindre plus de 56 % (Tursi et al., 1998 ; Gordon et al., 1998).
Les rejets peuvent être concerne aussi bien des espèces non commerciales que des espèces de
haute valeur marchande, particulièrement les classes de plus petites tailles peuvent atteindre des
niveaux de rejets élevés, selon l'espèce, la saison et la profondeur exploitée (Sartor et al., 1999).
Bien qu'il existe peu de données sur lesquelles on puisse fonder des évaluations quantitatives
fiables, les taux de survie restent très hétérogènes et en fonction de l'espèce (0% pour Trachurus
sp. et 100% pour Scyliorhinus canicula) (Sánchez, 2000).
L’impact des rejets sur l’écosystème se manifeste principalement par la mise à disposition d’une
masse trophique dans un espace limité, provoquant un accroissement des populations de espèces
opportunistes nécrophages dans la zone ; aux dépens de la structure démographique des
populations endémiques.
14
chassent en surface leur proie (Waring et al., 1990 ; Tregenza et Collet, 1998 ; Morizur et al.,
1999).
Les espèces chassant en groupes denses ont plus de risques d’être capturées que les individus
isolés. Les cétacés semblent donc aussi être particulièrement vulnérables pendant certaines
phases du chalutage notamment quand le navire ralentit pour changer de bord ou pour relever
le filet (Fertl et Leatherwood, 1997).
Les changements de vitesse ou de direction pourraient contribuer à ces captures à emmêler les
dauphins qui tentent de s’échapper. Ainsi la ralingue supérieure peut se déformer sous l’effet
de la traînée créant des espaces sous forme de U où les mammifères marins peuvent se retrouver
piégés (Northridge, 1988).
I.7.4. Autres impacts
Le chalutage est responsable pour une grande masse des rejets (Carbonell et al., 1997 ; Stergiou
et al., 1998). Les rejets dans les pêcheries méditerranéennes au chalut, des espèces démersales,
varient d'une façon significative en quantité et en qualité, selon les contraintes écologiques
(saison, type de fond et profondeur), technique (équipement et opération de pêche), économique
(inondation des marchés pour les espèces de basse valeur commerciale), et légale
(réglementation concernant la taille du poisson). Dans les eaux plus profondes les rejets peuvent
atteindre plus de 56 % (Tursi et al., 1998 ; Gordon et al., 1998).
Les rejets peuvent être concerne aussi bien des espèces non commerciales que des espèces de
haute valeur marchande, particulièrement les classes de plus petites tailles peuvent atteindre des
niveaux de rejets élevés, selon l'espèce, la saison et la profondeur exploitée (Sartor et al., 1999).
Bien qu'il existe peu de données sur lesquelles on puisse fonder des évaluations quantitatives
fiables, les taux de survie restent très hétérogènes et en fonction de l'espèce (0% pour Trachurus
sp. et 100% pour Scyliorhinus canicula) (Sánchez, 2000).
L’impact des rejets sur l’écosystème se manifeste principalement par la mise à disposition d’une
masse trophique dans un espace limité, provoquant un accroissement des populations de espèces
opportunistes nécrophages dans la zone ; aux dépens de la structure démographique des
populations endémiques.
