CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS
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Ces effets physiques sont dus à la fois aux caractéristiques du train de pêche et aux pratiques.
Les conséquences se traduisent d’abord par des modifications de la structure du sédiment au
passage du chalut, les irrégularités du fond sont plus ou moins nivelées, les sédiments sont
soulevés pour être déposés plus loin ou moins loin selon la force des courants et leur densité.
Cette remise en suspension des sédiments meubles affectant ainsi l’ensemble des parages de la
zone chalutées (Madron et al., 2005).
Le chalutage a des conséquences certaines sur la chimie des fonds marins mais difficilement
décelables. On peut supposer cependant que la remise en suspension des sédiments contribue à
accentuer la dispersion de certains métaux lourds et contaminants sur le plateau continental
(Price et al., 2005), notamment dans le panache des effluents des grands fleuves.
Il peut aussi favoriser la mise à disposition de substances nutritives et énergétiques aux êtres
vivants pouvant entraîner des modifications importantes de la dynamique trophique des
communautés benthiques (Pusceddu et al., 2005). Les habitats situés dans la zone chalutée, la
composition de la flore et de la faune fixées, sont altérés d’une façon plus ou moins réversible
selon la fréquence de l’activité de pêche.
Le fonctionnement global de l’écosystème en est également par voie de conséquence affecté
avec la perte de certains habitats, la disparition de certaines espèces au profit de prédateurs
nécrophages, modifiant la structure des communautés (Jennings and Kaiser, 1998; Hall, 1999).
Les effets les plus importants ont été observés pour les fonds durs dominés par des faunes
sessiles de grande taille avec une réduction significative de l’abondance d’éponges,
d’anthozoaires et de coraux sur les traces des trains de pêche (Freese et al., 1999 ; Moran et
Stephenson, 2000).
A l’opposé l’impact des arts traînants sur les fonds sableux ne semble pas produire pas d’une
façon générale de grands changements dans les communautés benthiques même si le déclin de
l’abondance de certaines espèces benthiques a pu être noté (Prena et al., 1999).
Si le chalutage est la source majeure de pression sur la biodiversité des écosystèmes côtiers, son
extension vers des zones de plus en plus profondes (plus de 800 m), pour la pêche des crustacés
(Nephrops norvegicus, Aristeus antennatus, etc.) devient un sujet de préoccupation dans la
mesure où les espèces qui vivent sur la pente continentale ayant en général une croissance faible
la reconstitution des écosystèmes y est plus lente.
Ces modifications de l’écosystème ont des conséquences à plus ou moins long terme,
difficilement quantifiables sur l’exploitation chalutière ou autre des ressources avoisinantes,
notamment par la réduction des zones de protection des juvéniles des espèces
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Ces effets physiques sont dus à la fois aux caractéristiques du train de pêche et aux pratiques.
Les conséquences se traduisent d’abord par des modifications de la structure du sédiment au
passage du chalut, les irrégularités du fond sont plus ou moins nivelées, les sédiments sont
soulevés pour être déposés plus loin ou moins loin selon la force des courants et leur densité.
Cette remise en suspension des sédiments meubles affectant ainsi l’ensemble des parages de la
zone chalutées (Madron et al., 2005).
Le chalutage a des conséquences certaines sur la chimie des fonds marins mais difficilement
décelables. On peut supposer cependant que la remise en suspension des sédiments contribue à
accentuer la dispersion de certains métaux lourds et contaminants sur le plateau continental
(Price et al., 2005), notamment dans le panache des effluents des grands fleuves.
Il peut aussi favoriser la mise à disposition de substances nutritives et énergétiques aux êtres
vivants pouvant entraîner des modifications importantes de la dynamique trophique des
communautés benthiques (Pusceddu et al., 2005). Les habitats situés dans la zone chalutée, la
composition de la flore et de la faune fixées, sont altérés d’une façon plus ou moins réversible
selon la fréquence de l’activité de pêche.
Le fonctionnement global de l’écosystème en est également par voie de conséquence affecté
avec la perte de certains habitats, la disparition de certaines espèces au profit de prédateurs
nécrophages, modifiant la structure des communautés (Jennings and Kaiser, 1998; Hall, 1999).
Les effets les plus importants ont été observés pour les fonds durs dominés par des faunes
sessiles de grande taille avec une réduction significative de l’abondance d’éponges,
d’anthozoaires et de coraux sur les traces des trains de pêche (Freese et al., 1999 ; Moran et
Stephenson, 2000).
A l’opposé l’impact des arts traînants sur les fonds sableux ne semble pas produire pas d’une
façon générale de grands changements dans les communautés benthiques même si le déclin de
l’abondance de certaines espèces benthiques a pu être noté (Prena et al., 1999).
Si le chalutage est la source majeure de pression sur la biodiversité des écosystèmes côtiers, son
extension vers des zones de plus en plus profondes (plus de 800 m), pour la pêche des crustacés
(Nephrops norvegicus, Aristeus antennatus, etc.) devient un sujet de préoccupation dans la
mesure où les espèces qui vivent sur la pente continentale ayant en général une croissance faible
la reconstitution des écosystèmes y est plus lente.
Ces modifications de l’écosystème ont des conséquences à plus ou moins long terme,
difficilement quantifiables sur l’exploitation chalutière ou autre des ressources avoisinantes,
notamment par la réduction des zones de protection des juvéniles des espèces
