CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS
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convention sur la diversité biologique lors de la conférence de Rio de Janeiro en 1992 (Marty
et al., 2005). Cette convention, en date du 5 juin 1992, est la première manifestation en droit
international de la volonté des états d'envisager l'environnement dans son ensemble en se
fondant sur le concept de diversité biologique. Elle a été signée lors du sommet par 153 états,
dont l'Algérie et elle est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. Selon l'article 2 de la
convention de Rio (Doumbe-Bille et Kiss, 1992), on peut définir la biodiversité comme « la
variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris, entre autres, les écosystèmes
terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et les complexes écologiques, dont ils font
partie. Cette définition inclut la diversité à l'intérieur des espèces, entre les espèces et la diversité
des écosystèmes ».
La biodiversité est composée de 3 catégories qui montrent comment la biodiversité englobe des
échelles différentes depuis le gène jusqu'à l'écosystème (Marty et al., 2005). Il y a la diversité
génétique, qui est la variabilité ou la quantité d'informations génétiques des individus, des
populations, des espèces, des assemblages ou des communautés, la diversité des espèces et la
diversité des écosystèmes et des habitats.
La biodiversité apparaît comme un capital naturel soumis à une régulation marchande, source
potentielle de profits importants pour les pays détendeurs des ressources génétiques. La
valorisation économique de la biodiversité donne également des arguments de poids aux
protecteurs de la nature (Chauvet et Olivier, 1993; Aubertin et Vivien, 1998).
I.4. Biodiversité marine en Méditerranée.
Selon Coll et al. (2010), la mer Méditerranée est un Hotspot de biodiversité qui compte parmi
les mieux connues au monde, elle abrite environ 17 000 espèces. Parmi celles-ci, au moins 26%
des microbes marins procaryotes (Bactéries et Archaea) et eucaryotes (Protistes). Au sein de
le règne animal, les plus grands pourcentages d'espèces provenaient du sous- embranchement
Crustacea (13.2%) et des embranchements Mollusca (12,4%), Annelida (6,6%),
Plathyhelminthes (5,9%), Cnidaria (4,5%), le sous-embranchement Vertebrata
(4,1%), Porifera (4.0%). Bryozoa (2.3%), le sous-embranchement Tunicata (1,3%) et
Echinodermata (0.9%). Les autres groupes d'invertébrés englobaient 14 % et les Plantae 5%.
La moyenne du total d'endémisme en Méditerranée est de 20,2% et le pourcentage le plus
élevé est celui des Porifères (48%), suivis par les Mysidacées (36%), les Ascidiacées (35%),
les Cumacées (32%), les Echinodermes (24%), les Bryozoaires (23%), les algues et les
herbiers (22%), les Aves (20%), les Polychètes (19%), les Poissons (12%), les Céphalopodes
(10%) et les Décapodes (10%).
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L\'impact du chalutage de fond sur la biodiversité marine de la région centre de l\'Algérie - 15/74

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