Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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dans la coque du navire et de la probabilité de survie de ce dernier tout le long de la route 𝑃
𝑉
𝑆𝑢𝑟𝑣𝑖𝑣𝑎𝑙
du port i au port j. Le taux de couverture (PCi) est un modèle estimatif du pourcentage de
couverture des salissures biologiques dans la coque du navire, dépendant de la durée de
l’immersion de navire (stationnement) dans le port i et de la latitude de ce port. Il est ajusté à partir
de données des études ayant suivi l’accumulation du fouling en fonction du temps dans les
structures immergées dans l’eau de mer à différent endroit dans le monde. Similairement, le
modèle quantifiant le risque de survie des espèces du fouling lors du voyage a été ajusté à partir
d’une étude expérimentale réalisé par COUTTS et al. (2010b) en Australie. Ce modèle
exponentielle estime le risque de survie des espèces du fouling en fonction de la vitesse du navire
lors de sa traversée.
Quant au modèle Pij(Estab), il estime la chance de survie de l’espèce introduite du port i au port
j, en se basant sur les paramètres physico-chimiques des eaux portuaire du port j. Elle est estimée
en utilisant la métrique de Mahalanobis dans un espace écologique à 8 dimensions.
Nous avons incorporé dans le modèle de bioinvasion : des données sur le trafic maritime dans le
port d'Arzew, des données environnementales, et des données sur les écorégions maritimes. Puis
nous avons validé les résultats obtenus (Pij(Inv)) en utilisant une base de données d'évènements
d'introduction des ENIs en Méditerranée (Fig. II-1). Les données pour la validation de 1972 à
2020, ont été filtrées pour n'inclure que les espèces suspectées d'être introduites par les coques de
navires. Nous avons transformé les événements d'introduction des ENIs dans 13 pays
méditerranéens en probabilité d'introduction observée, en divisant le nombre d'espèces de
salissures introduites dans chaque pays par le nombre total d'espèces de salissures introduites en
Méditerranée. Nous avons ensuite comparé ces événements d'introduction avec les estimations du
modèle d'invasion Pij(Inv). L'idée est de trouver une corrélation entre les événements
d'introduction observés dans ces pays et le risque d'introduction des ENI prédit par le modèle à
partir de ces pays.
Les étapes et les méthodes de développement et d’application de chaque modèle sont expliquées
dans les sections ci-dessous.
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 69/217

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